‹ Le temple de Ouadi es-SebouâChapitre 95 sur 125 · I. PORTE · texte numérisé non relu

I. PORTE

(PI. LVII B et LVHI, et pi. R).

FAÇADE EXTÉRIEURE

La façade de la porte du sanctuaire, dans l'antichambre, mesure k m. o5 cent, de hauteur, depuis le sol jusqu'au sommet de la corniche, 3 m. 10 cent, de largeur à la corniche, et 2 m. 55 cent, de largeur dans sa partie verticale. Cette porte se compose, comme les portes précédemment décrites, des éléments suivants :

i° Deux montants verticaux, de 2 m. 95 cent, de hauteur et 0 m. 60 cent, de largeur chacun;

20 Un linteau transversal reposant sur ces deux montants, large de 2 m. 55 c. et haut de 0 m. 65 cent.;

3° In tore, haut de 0 m. 07 cent, et long de 2 m. 90 cent.:

^° Une corniche en gorge, haute de 0 m. 38 cent., longue de 3 m. i5 cent, à son sommet et de 2 m. 55 cent, à sa base.

Cette porte était complètement recouverte par le crépi des chrétiens; j'ai pu en faire disparaître la plus grande partie, mais il a fallu laisser dissimulée la moitié supérieure des deux montants, qui portait deux ligures chrétiennes et

une inscription peintes par- dessus le crépi. Telle que j'ai pu la reconstituer, voici donc quelle était la décoration de cette porte. Chacun des montants portait un soubassement et trois tableaux superposés; le linteau portait deux tableaux symétriques, séparés par les deux cartouches du roi disposés verticalement: la corniche portait, au milieu, le disque ailé avec uracus, et, à chacune des extrémités, les deux cartouches du roi verticalement disposés.

Montant sud. A o m. 72 cent, au-dessus du sol sont tracées deux lignes horizontales d'hiéroglyphes superposées, formant soubassement; elles occupent toute la largeur du montant (0 m. 60 cent.) et mesurent ensemble 0 m. 28 cent, de hauteur. Elles étaient orientées dans le sens ■ — ►, mais sont aujourd'hui illisibles. Par comparaison avec ce qui a été observé sur les autres portes du temple, il est certain que le contenu de ces lignes était identique à celui des deux lignes correspondantes du montant nord qui, elles, sont fort bien conservées (voir plus bas).

Au-dessus de ce soubassement était un tableau que j'ai pu débarrasser du crépi chrétien sans nuire aux peintures. Ce tableau mesure o m. 65 cent, de

hauteur. Le roi (» — ►), coiffé du diadème J\^. présente l'emblème de la Vérité, y . à Horus (« — «) hiéracocéphale, debout, coiffé du pschent m et tenant en mains le sceptre et le ■¥•-

Les textes comptaient quatre lignes, mais celle qui donnait le titre du tableau (n" 1) est détruite :

Le boi : (~) 'i^R^l îliiCMIffir1!} Horus = (— )|\c~V

Au-dessus de ce tableau il y en avait encore deux autres semblables, représentant le roi en offrande devant une divinité; à cause de la figure chrétienne et de l'inscription peintes sur le crépi, je n'ai pas cru devoir débarrasser ces tableaux de la couche de terre qui les dissimule. L'espace ainsi recouvert mesure 1 m. 3o cent, de hauteur, et chacun des deux tableaux devait mesurer, comme le précédent, 0 m. 65 cent. La peinture chrétienne représente Saint-Pierre, peint en rouge, la tête nimbée de l'auréole, jaune, tenant en mains la clef du ciel. Au-dessous des mains de l'apôtre est écrite en noir une inscription en caractères coptes, mais en langage probablement méroïtique (?), mesurant o m. 10 cent, de hauteur et 0 m. 36 cent, de largeur, et comptant huit lignes de petites lettres serrées et assez mutilées. Je ne me risque pas à la transcrire,

préférant renvoyer le lecteur à la photographie de la plsinclio LVII 15 et au facsimilé publié dans l'ouvrage de Gau (Antiquités de la Nubie, pi. hh D).

Moulant nord. La décoration de ce montant est absolument identique à celle du précédent, et, comme pour le montant sud, j'ai dû laisser les deux tableaux du haut dissimulés sous le crépi chrétien pour ne pas faire disparaître le personnage peint par-dessus ce dernier.

Les deux lignes horizontales d'hiéroglyphes formant soubassement sont bien-

conservées el nous donnent le nom de la porte : (« — «) ] M W |î(Vt^fIiP^j

Le tableau gravé au-dessus de ce soubassement représente le roi (■< — ■), coiffé du bonnet 4 el la tête surmontée de|0f, faisant une offrande dont on ne peut distinguer la nature à Ilorus (» — ► ), hiéracocéphale, coiffé du pschent, et tenant

en mains le sceptre el le «¥•• Les textes comptaient quatre lignes; mais, comme sur le tableau correspondant du montant sud. la ligne qui donnait le litre du tableau (n° 1) n'existe plus.

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