‹ Le temple de SatanChapitre 25 sur 33 · DÉLÉGUÉS DE TOUTES LES PUISSANCES AMOUREUSES DE LA DIYLMTÉ · texte numérisé non relu

DÉLÉGUÉS DE TOUTES LES PUISSANCES AMOUREUSES DE LA DIYLMTÉ

pour planer sur toutes les sphères. Il faut tenir dans nos mains les liens qui relient les mondes minerai, végétal, animal, spirituel, et traverser tous les cercles, les incendier de nos feux et triompher.

" Nous allons manger le pain el boire le vin du sacrifice de Gloire, el nourrifi de la consubslanlialité gloriliée, nous ne serons plus nous. NoTRS chaih DEVEnue edchihistique noos fera pëiiëther

DANS l'ixtihitiï des secrets dk l'époux éternel

(Page! 9- 20.)

Il 11 ratil aimer, il faut souverainerneni aimer: notre force, la force deloii9, c'est l'amour

« Entendons le oerbe d'Ëlie : « Si cous tremblez, pous été» perdus. <• Il fact être TÉuËRAinES ; si vous ne l'êtes pas, c'est qoe vous NE CONNAISSEZ PAS l'amodr! L'omour entreprend, il rencerse.il roule, il brise. Élerei-voua ! Sotez grands dans votre FAIBLESSE. Épouvantez le ciel et l'enfer, vous le pouvez

u Oui, Pontifes iliaques, qui âtes transformés, régénérés, transfli;urés sur la inonlagne du Caroiel, dites avec Elle : A nous le dak !

A NOUS l'enpeb ! A NOUS satan ! »

(Page 23.)

Voilà pour le Sacrifice de Gloire divin.

Dans un autre office, également manuscrit, égalemeat occulte, le Sacrifice Josèphique de Gloire (43 pages in-S), nous relevons les phrases que voici :

« Que notre communion de me aux symboles sacrés de notre sacrifice Josèphique, qui ont été, par la loute-puissaoee divine, cAan^dt en sac.remen^, opèrent en nous runillcationdiviae!

« Que nos cœurs, nés du vieil Adam, cotent le ijrand mystère d'amour s'opérer en eiiir.-qu'ils renaissent de nouveau... >• (Page 33.)

Ce manuscrit porte une longue mention de la main même du Docteur : « Gollationné el cerlifié conforme à l'original écrit par Jean-Baptisle... » " Mars 1881. Signé : Jean-Baptiste Élie Gabriel... ><

Arrêtons-nous ià, car il sérail oiseux de dépouiller plus avant ces énormes dossiers, dont l'examen ne nous apprendrait plus maintenant rien de bien nouveau.

En guise de renseignements complémentaires.

quelques titres d'ouvrages suffiront: Le Sacrifice prf^victimal de Gloire du ynarisinque du Carmel dÈk (45 pages, petit in-4, manuscrit) ; — Le Sacnfia p^ovictimal de Marie (imprimé, Lyon, grand in^, 27 pages) ; — Le Saa^ifice provictimal du chrétien (imprimé, Lyon, S. D., grand in-8, 32 pages); — La raison de nos espérances aux jours de deuil w notis som^nes (imprimé, Lyon,* 1878, grand ia-8» 70 pages) ; — Le Ct^i du salut (lithog., janvier 1877, in-8, 32 pages); — Aux pieux adhérents de VŒutrt de la Miséricorde (lithog., 7 sept. 1877, in-8, 32 pages) ; — Vision d'Elie à Bruxelles (lith., grand in-8, 6 pages) ; — L'hostie du sanctuaire de la redoute de la Sagesse (autog., 1878, in-8, 8 pages) ; — La co7iséc7*ation au Sacré-Cœur (imprimé, Lyon, 1884, in-8, 04 pages) ; — Les sept lettres du 9 septembre (lith., août 1878, in-8, 20 pages); — A quels signes nous pouvons reconnaître si 7ious somnies transformés (autog., S. D., in-8, 6 pages) ; — Explication des 7ieuf lettres données par V archange saint Michel (manuscrit, in-8, 34 pages); — Explication dn Tetray rammaton (manuscrit, 1886, 53 pages, petit in-4); — U image des sept transformations (manuscrit, petit in-4, 48 pages), etc..

Ces trois derniers opuscules (manuscrits réputés des plus mystérieux dans le Carmel) seraient vraiment dignes de l'universelle risée. La crasseuse ignorance du Docteur Baptiste en matière d'occultisme, s y étale dans toute sa candeur. Sur cette ignorance, qui perce partout dans les ouvrages du Pontife, nous n'avons

■Jf pas insisté, noire but n'étant poiut de démontrer son ^ inaptitude comme ibéosophe, mais son impiété ■u conune dogmatisant et son ignominie comme sectaire : g ce qni est fait, pensons-nous.

II semble qu'à présent nous puissions nous dérider, au récit d'une dernière anecdote, qui se réfère à l'an de grâce 1886. Ces détails nous viennent de source très reconimandable ; il va sans dire pourtant qu'un récit passé de bouche en bouche ne peut offrir les garanties de rigoureuse exactitude qui sont le caractère des documents aulhentiques.

Gela dit, oyez l'aventure.

Notre grand « Maître de la Sagesse » vivait depuis dix ans dans la retraite, la solitude et le silence — dans l'atlente aussi.

On demandera peut-être : qu'attendait-il? — Trois choses :

Que les anges lui apportassent d'En-Haut le bouclier adamantin de l'invulnérabilité, le glaive flamboyant des victoires et le sceptre phallique des triomphes.. .Voilà ce qu'il atlendail.

Vers le commencement de mars 1886, il déclara tout de go que le Ciel l'ayant invisibleraent armé de l'invisible armure, il était prêt à entreprendre la conquête du monde : il annonça que la période de sa vie cachée étant close, celle de sa vie publique allait s'ouvrir. <c Je suis, ajoula-t-il, Jean-Bapliste, dont Élie'

a prophétisé : sa mission est de crier, sans qu'aucune oreille soit fermée à ses cris. »

Et il partit en guerre.

Ami du progrès et des accommodements en toute chose, il fit aussitôt des concessions au g:oût du siède: hien différent en cela d'un autre missionné d'En-Haut, paru Tan dernier sur la scène du monde, sous le nom (trop synthétique peut-être) de Jean et Pierre, eX qui, après s'être fait baptiser en grande pompe sur la plage d'Argelès-les-Bains par un gosse et deux fillettes, enfourcha solennellement un grand diable de cheval blanc, renouvelé de l'Apocalypse, comme lui baptisé, et qui répond au nom zodiacal de Sagittaire... — Jean- Baptiste fut plus moderne : ayant consulté Y Indicateur des chemins de fer, il prit tout bonnement le rapide P. L. M. et débarqua sans façon à Paris.

Que venait-il faire à Paris? — Prêcher les peuples? Evangéiiser les badauds du boulevard? Se faire mettre en croix sur les ailes du Moulin de la Galette?... — Nullement. Ce n'est pas que, pour un prophète, cette dernière perspective manquât de séduction : c*eût été sans doute original de ressembler à la fois au Messie et au Prince des Apôtres, et de souffrir alternativement, au gré des zéphirs, la passion de Notre-Seigneur et le martyre de saint Pierre !...

Quoi qu'il en soit, cette ingénieuse destinée ne lui sourit pas.

Son but était — avant tout — de visiter un théosophe célèbre, qui jouit en fait d'une certaine fortune, et que lui, Baptiste, croyait riche démesurément. Gon-

S' vaincre X***! le conquérir! se l'attacher ! quel triomphe, et surtout quelle aubaine pour le sacré Carmel !

f Jean-Baptiste avait été dès Tabord assez habile (ou ; assez heureux) pour s'emparer de l'abbé Z***, nature enthousiaste et généreuse, alors disciple de X*** et l'un de ses meilleurs amis. L'ecclésiastique en question s'étant amouraché du Carmel, s'offrit à servir d'intermédiaire et de présentateur. Pouvait-il prévoir que le Pontife voulût pénétrer chez son maître, non pour faire échange de lumières, mais en vue d'exploiter, dans la mesure du possible, cette mine d'or?...

Malheureusement X***, informé (par les soins de l'abbé Gh***, le frère d'une victime de Jean-Baptiste), informé, dis-je, delà valeur morale et des pratiques du défroqué, se refusa net à le recevoir. Celui-ci ne se tint pas pour battu ; il usa du bon vouloir de l'abbé Z*** pour faire un siège en règle du petit hôtel de la rue V... — Mais le nouveau catéchumène eut beau, dans ses visites quotidiennes, multiplier ses dithyrambes en faveur d'Élie et de Jean -Baptiste, X*** eut la prudence de tenir bon.

Alors le souverain Pontife changea de tactique. 11 écrivit directement à Madame X***, implorant une audience, et jurant Dieu qu'il guérirait cette dame du mal chronique dont elle souffrait depuis si longtemps. Madame X*** céda, dans Tespoir vague d'un soulagement possible: elle fît répondre au Baptiste qu'il était attendu, fixa le jour et l'heure.

Quand X*** apprit le résultat de ces manœuvres,

il parut fort mécontent, et déclara qull ne tolérerait p3î que ce sorcier de bas étage fût introduit au cheTetde sa femme malade, qu'il n'eût lui-même, au préalable^ dûment questionné visiteur aussi suspect...

Vers cette époque fréquentait quotidiennement cha X*** un brahme pundit, initié des pagodes méridionales de la péninsule, aussi expert d'ailleurs du sentier hermétique que du chemin de la gauche : ce brahme, dont X*** eut à se plaindre depuis, se proposa pour dévisager Jean-Baptiste , et le fit entrer bientôt ; car Texamen n*avait pas révélé en lui un g^redin bien à craindre, du moins dans un milieu éclairé.

Alors se passa, dans l'appartement de Madame X***, une scène à payer les places.

Le brahme s'était fait fort de mettre à nu le sorcier latent sous l'apparence du Docteur, dans Thypothèse qu'il fût (comme d'aucuns l'en accusaient) un redoutable nigroman. — Le brahme donc se fît goëtien, voire charlatan, pour extorquer le secret de son interlocuteur :

— Ainsiy vous êtes initié? lui dit-il à brûle-pourpoint, de sa voix pleine et résonnante.

— Oui, sans doute, reprit le Pontife déjà tout interloqué.

— Votre main, alors, Frère! C'est parfait... Oui, seul, je suis lié; mais à nous deux, nous bouleverserons le monde!... Ah çà (reprit le brahme, philologue d'une science consommée), quelle langue parlez-vous? En fait de langues du mystère, nous avons le chinois, le sanscrit, l'hébreu, le zend, l'éthiopien...

■^ — J'ignore toutes les langues dont vous me parlez là. ■* — Ah bah ! Mais c'est très-nécessaire à un initié — -i je dirai même qu'il lui est indispensable — de connaître a au moins Tune des langues sacrées de l'Ésotérisme... -. Enfin, soit! Parlez-vous grec, du moins? ou allemand, M ou russe?... Ahl c'est l'anglais, peut-être?

— Je ne sais pas l'anglais.

— Bah! bah! mais quelle langue savez- vous donc, à part le français ?

Tout désorienté, Baptiste hasarda : le latin.

— Optimè! fit l'indien, et il improvisa sur le champ un discours, dans la pure langue des Salluste et des César.

L'autre , qui voulut répondre, broncha dès le premier mot.

— Allons, dit le brahme, je vois que vous aimez mieux parler français. Vous pouvez être un puissant mage, après tout, sans briller par des connaissances philologiques...

— J'ai..., en effet, un peu... oublié.

— Bon, bon! n'ayons garde de perdre un temps précieux: à l'œuvre, dès aujourd'hui! Voulez-vous, pour nous faire la main, que nous évoquions votre...

— Bone Deus ! évoquer ! . . .

— Votre mère?

— Non, Monsieur, non... je n'ose... je ne sais... ces opérations terribles... la Relig...

— Auriez-vous peur, par hasard?

— Oh non, mais...

— Mais c'est tout comme... — Et vous, Ma-

4lame X***, voulez-vous permettre que nous évoquions votre mère?

— Ma mère? soit!...

Baptiste, à cette réponse inattendue, devint blême,

et quoiqu'il fit plein jour, il évolua derrière un gros fauteuil, pour esquisser en cachette un signe de croix.

M"** X*** et l'indien échangèrent un regard inexprimable. Puis le brahme assura sa grosse voix, qui, de très forte, devint tonnante :

— Or donc , Fils de Schlomôh-benu£lohim, quds sont vos rites familiers ? Procédez-vous par la tête de mort ou par It^peau de sei^pentf

Les genoux du pauvre hère se dérobaient sous lui. Il balbutia:

— Oh! jamais... jamais... Dieul ces sciences défendues ! . . . Mes procédés sont tout autres : la prière, le commandement suprême aux Esprits de Lumière. par la vertu...

— De quoi?

— Par la vertu... d'Elie...,le...

— Allons, allons! unissez-vous à moi d'intention: Dressez-vous! Je vais évoquer, par des incantations communes à votre religion comme à la mienne. — La main iraucho en Tair, la droite fermée vivemea:!... Tous les doigts de la main gauche fermés de même, sauf le pouce et l'auriculaire !... Y êtes-vous?

Et le brahme, avec une verve et une gravité ii.croyables, lâcha bride aux caprices de son ima^Lûation. à peu près en cette sorte:

9 a Mère des Miséricordes* dont le baptême est d'Ether et de Feu central, d'eau céleste et supercéleste ! ouvre-nous la fontaine zodiacale, non des reflux f normaux, mais des influx rétrogrades, pour que les I Esprits, répondant à notre appel, nous viennent à ref bours dans la descente, comme ils ont marché, les yeux vers Toi, quand ils montaient dans ta lumière les escaliers de l'Infini !

« Esprit, je t'adjure; Ame, je te conjure; fluide vital, je commande sur toi en union souveraine avec le Fils du Ciel dont je tiens la main, et qui s'unit à moi, dans le rite évocatoire !

« Ange aux yeux morts, obéis, fleur blanche du sépulcre, simulacre vain de celle que la vie terrestre a quittée, et qui gravita cette heure les sentiers de la montagne!... Ange de Téternelle Maj'^a, ouvre ton sanctuaire refroidi, pour recevoir à nouveau la flamme sainte qui va redescendre à ma voix !

« Ame-Esprit, je t'appelle, je t'évoque, je t'adjure! Descends à mon commandement dans la prison fluidique d'un nouvel embryonnat... Nous allons t'y contraindre, moi N*** et lui, Baptiste, unis de volonté dans le Mal et dans le Bien, per fas et nef as... »

Le Pontife du Carmel n'en put supporter davantage. Il s'écroula, tout d'une pièce, plutôt encore à plat ventre qu'à genoux. Quand le brahme regarda de son

* Est-il besoin de dire que nous ne répondons pas des termes de galimatias prononcés au coursde cette exhibition inagico-comique ? Le fond étant vrai, nous revendiquons les droits du conteur.

côté, il le vit vautré par terre, qui se couvrait de signes de croix précipités, en mâchonnant avec terreur tout un chapelet de patenôtres...

— Crétin ! murmura l'oriental.

Peut-être Baptiste avait-il eu la colique d'eflfroi. Le fait est qu'il ne chercha pas de prétexte pour se dérober sur l'heure, et prit congé d'un air ég^aré...

— Maître, reprit le brahme, quand la porte fut fermée, je sais ce je voulais savoir : ce drôle est inotTeih sif . Il ne pourra jamais rien que sur les esprits faibles et les natures pusillanimes... C'est un parfait imbécile, et je me fais garant de son ignorance enGoëtie *. Il n'a jamais abordé sérieusement le Sentier de la gauche^ et s'il le tentait un jour, il mourrait de frayeur, avant d'avoir su cueillir une seule des fleurs monstrueuses et fatales, qu'y récoltent les intrépides du crime et de la folie...

Le brahme se tourna vers Madame X*** :

— Madame, vous pouvez recevoir ce sot moineau

^ Le brahme est trop exclusif; nous citons son opinion telle quelle, mais nous ne la partageons pas — sans réserve, du moins.

Il faut se souvenir que Baptiste lui a été présenté comme un initié : il le juge insuffisant comme tel. Il a raison. Ce qu'il appelle le sentier de la f/auche,cesi la voie d'un puissant adepte qui dévie vers le mal, et devient un dougpa* En Occident, nous attribuons un autre sens au mot sorcier.

Nous serons de l'avis du brahme, s'il veut dire que Baptiste est incapable de lutter, sur le plan astral, contre une volonté ferme et éclairée. Mais nous savons quelle action funeste il a pu exercer sur des natures superstitieuses et timides.

11 n'en est d'ailleurs que plus dangereux : il s*attaque aux faibles.

MODËRI^ËS AVATARS DU SORCIER 497

sans le moindre inconvénient : je réponds de son innocuité !

— Mais faudra-t-il me laisser soigner par lui?

— Il m'a dit qu'il comptait opérer par la prière... Or, la prière, Madame, n'a jamais fait de mal à personne.

Et sur ce, le brahme prit congé à son tour.

Je me suis laissé conter que Baptiste avait fait de sa rencontre chez X*** tout un roman. Je poursuis, •d'après des renseignements de troisième main, par conséquent sous toutes réserves.

Un brahme, aurait-il dit, était venu du fond de Tlnde pour le voir, lui Baptiste, et aussi un peu — subsidiairement — pour voir X***. Ce brahme s'était rué surle-champ aux genoux de Jean-Baptiste, en disant : « Maître, vous êtes celui devant qui se prosternent tous les Enfants de la Lumière : ordonnez, nous obéirons ! Ah! si vous vouliez être avec nous, le

triomphe serait assuré par le Saint-Garmel, et, sous votre direction, nous bouleverserions le monde !... »

A ces paroles, Jean-Baptiste releva avec honte le fils des soleils de V Asie {sic), brahme-bouddhiste [sic) du premier ordre et initié parfait,et, oubliant son propre rang, il lui donna le baiser de paix. Ainsi le Prince •des Sages jamais ne déroge : car sa charité aplanit les situations inégales, en nivelant les castes spirituelles

Baptiste vit donc Madame X***, pria à son chevet, fit force commandements atix Esprits de Luynière — le tout en vain La cause de cet insuccès réside

dans la foi de Madame X^*, qui n'est pas assez Tife, paraît-il.

Il offrit en outre à Madame X*** un médaillon de cristal, monté en argent, qui (disait-il) contenait des reliques et diverses choses saintes. Ehi réalité, ce médaillon renfermait une hostie consacrée et d'autres objets qu'il vaut mieux taire : le prêtre apostat rep^ raissait là.

Madame X*** ne put refuser ce médaillon, qui représentait bien une valeur de vingt-cinq francs : ce doot elle fut vivement contrariée.

De son côté, le savant X***, étant donné que Baptiste avait été reçu chez lui, fit auprès de cet individu, le jour de son départ, la démarche banale d'une courte visite. Traduisons en style Baptiste : « Il vint prendre congé de moi, me remercier et me demander un mot d'ordre pour l'avenir. Je lui traçai une lig^ne de coftduite, j y dus joindre quelques conseils, et il reçut, avant mon départ, le baiser de paix. Puis (ce qui est faux) il me conduisit à la gare de Lyon. »

En revanche, ce qui est vrai, c'est que l'illustre théosophe trouva le Docteur dans une chambre sordide et couvert de vêtements rapiécés. On était encore en hiver et le Pontife n'avait pas fait de feu... Non qu'il manquât d'argent: M. M*** avait eu soin de garnir généreusement sa bourse de voyage. Mais il convenait à Jean-Baptiste d'être, sinon couvert de bouse de vache, nu à mi-corps et oint de graisses puantes, comme dans sa première incarnation de Précurseur, du moins de paraître austère à l'excès. Qui ne sait d'ailleurs

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