‹ Le temple et la fleurChapitre 11 sur 96 · LE TABERNACLE FLEURI · texte numérisé non relu

LE TABERNACLE FLEURI

LA COLONNE ÉGYPTIENNE — PASSION POUR LES FLEURS — FETES RELIGIEUSES — TABERNACLES ISRAELITES — PILIERS DE LOTUS CHAPITEAU DE FLEURS.

ES pavillons par lesquels nous faisons débuter Tarchitecture égyptienne servaient aux célébrations religieuses. Pour les jours de fête ils devaient recevoir une décoration : des fleurs, des feuillages, des fruits.

Cette efflorescence de l’édifice-plante est le principe du décor architectural; sa fécondité n’en est pas épuisée, et pourtant cette origine simple, naturelle, évidente, surtout dans les monuments de l’Egypte, après avoir été acceptée et exaltée au commencement de ce siècle, est aujourd’hui l’objet de discussions prouvant que son principe, ou plutôt l’application de ce principe, n’est pas élucidée.

D’une part, on est parti de la pierre ou du bois comme origine de l’architecture du Nil ; d’autre part, le pilier étant ainsi dérivé, son expression végétale ne pouvait être qu’un décor contradictoire ou une invention géniale de l’esprit égyptien.

La Langue Sacrée

Les hiéroglyphes démontrent que les petits édicules primitifs étaient formés de tiges végétales liées. Ainsi il fut naturel de placer des fleurs et des feuilles de lotus le long de ces tiges.

Si la nécessité d’un étai solide pour les édicules plus grands qu’il fit par la suite, n’eut forcé le constructeur à choisir les tiges les plus longues, à les dépouiller de leurs feuilles et de

Fig. 14. — 1. Le lotus blanc.

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