‹ Le temple et la fleurChapitre 26 sur 96 · Naissance des fils d’Horus. — Rossellini, M. G. CXXXV · texte numérisé non relu

Naissance des fils d’Horus. — Rossellini, M. G. CXXXV

qu’elle est constamment reproduite dans L’architecture, c’est son efflorescence, dont la manifestation la plus complète se trouve dans la palmette remplaçant souvent le disque solaire comme acrotère des temples gréco-phéniciens.

L’Égypte et le lotus expliquent cette transformation. Les « litanies du soleil » disent que Ra s’est créé de lui-même. Il a

' Michelet. La Bible de l'Humanité, p. 84.

L’ Acrotère-Rosage — Signe 80

créé le lotus et le lotus l’a crée. Ces deux images se complètent l’une l’autre et s’équivalent, car si le soleil donne naissance à la fleur, la fleur même crée le soleil levant ^ : l’Horus qui naît tous les matins, apparaissant à la surface des eaux, au-dessus des lotus dans lesquels il disparaît la nuit (fig. 55, 4). Dans le chapitre 146 du Livre des morts, c’est un simple disque qui sort d’un lotus (fig. 55, 1). Ailleurs, sous les traits d’un enfant, il jaillit du lotus épanoui (fig. 55, 2). Enfin, les enfants d’Horus à leur tour sortent de la fleur divine (fig. 55,3): « La même fleur qui donne naissance au père donnait naissance aux enfants ». Toutes les religions ont hérité de cette forme égyptienne de naissance divine (fig. 56, 2).

Signe 80.

Mais les figurations anthropomorphiques ci-dessus appartiennent à la période mythique, troisième évolution religieuse succédant à celle où le soleil est indiqué par le disque centré 2, et à la transformation des signes en fleurs.

Pour déterminer cette dernière période, aucun monument n’est plus expressif que le bouquet peint ci-après (fig. 56, 1). Du centre d’une fleur de lotus, de son ovaire, sort une croix ansée, l’instrument mystique de la vie, le talisman le plus important de l’Egypte, le symbole de la résurrection. Cette croix est escortée de deux boutons, lesquels formant demi-cercle l’auréo-

^ Les pétales de cette tleur sont contournés à l’extrémité, de manière à ressem* hier aux cornes de bélier (fig. 45, 2). Comme celles-ci (La Langue Sacrée, l, signe 43), elles poussent le soleil et le font sortir de l’ovaire, de même que les pétales appointés en cornes de taureau. V. la rampe perse, salle Dieulafoy, au Louvre, et le chapitre qui suit sur la foudre et l’éclair.

^ V. La Langue Sacrée, vol. I, signe 1 et 3.

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lisent. Ils simulent une demi-sphère brillante, un soleil levant

Fig. 56. — 1. Egypte. Le lotus de la vie. — Racinet. L'orn. pol.

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