et 6. Variantes du signe apesli. — Pierret, p
fronton qui est le toiti », et prétend que le climat força les Romains à terminer leurs temples « par une pyramide aiguë qui
Fig. 54. — 1. Indo-Cliine. Temple bouddhiste.
2. Tapisserie de Bayeux. — Hist. de France. Chart. et Bordier, p. 242.
offense l’œil ^ », oublie la citation de Cicéron : « Si l’on avait à bâtir un temple dans l’Olympe, où il ne saurait y avoir de pluie, il faudrait encore lui donner un fronton ^ ».
^ Gramm. des arts du dessin, p. 231.
2 Gramm. des arts du dessin, p. 229.
® Cicéron. De Oratore. — Ch. Blanc, Gr., p. 233.
L’ Agrotère-Rosage — Signe 78
Le fronton n’a pas pour origine le toit. Dans l’antiquité, reinblême qui domine tout édifice religieux — sous sa forme cosmique ou celle qui la remplace : stèle, autel, statue — c’est le soleil-créateur. Apparaît-il! toute la nature ressuscite, et la première image qu’il éclaire, c’est la sienne placée au sommet de l’édifice divin (fig. 45, i) K
Les cônes de rayons que le soleil déverse sur la terre s’élargissent plus ou moins en franchissant l’espace. Ils peuvent ressembler au menhir et à l’obélisque, s’assimiler à la hache de pierre, rappeler le couronnement d’un temple, devenir semblables aux pyramides et au fronton — simple pyramide solaire portée sur des colonnes. Et en fait : dolmens, obélisques, haches, corniches, pyramides et frontons, représentent les rayonnements solaires.
L’élément supérieur du temple, le fronton, est lié à l’acrotère. L’acrotère, c’est le soleil, le créateur, qui émet la lumière, la vie et tout ce qui existe. Le fronton est le rayonnement de cette sublime lumière.
Cette lumière, c’est le Verbe divin.
« Parole et lumière sont deux mots identiques dans la langue sacrée Et ce n’est pas sans raison. La lumière est pour ainsi dire le verbe de la nature. Et la parole à son tour est la lumière de l’esprit. L’Univers écoute et répond. Un éternel dialogue se fait de la nature à l’âme. Si l’âme ne tradui-
< Les monuments, comme les sculptures, étaient hantés par l’esprit des dieux, des hommes ou des choses qu’ils représentaient. Certes, l’imitation des phénomènes célestes dans les actes du culte avait une influence décisive sur la production régulière de ces actes, mais le principe remonte à l’édifice lui-même, cadre des actes du ciel.
2 Burnouf, Yacna, 214.
La L ANGUE Sacrée
sait, n’illuminait ce que dit l’autre, cette nature incomprise, obscure, serait comme n’étant pas ^ ».
Signe 79.
Le disque solaire a subit nombre de transformations, en rapport avec son rôle infini dans la création. Nous ne cesserons d’en montrer. Mais celle qui importe à cette place, parce
Fig. 55. — 1 et 4. Naissance du soleil. — Goodyear. Gr. of lotus, pl. 1 et pl. 12.