‹ Le temple et la fleurChapitre 59 sur 96 · Assyrie. Sommet d’une colonne, d’après Lajard · texte numérisé non relu

Assyrie. Sommet d’une colonne, d’après Lajard

3. Egypte. Fragment d’un joyau trouvé à Tell Défenneh. — Musée de Boston,

— Goodyear, pl. XII.

canard ornant une bouteille de Cypre (fig. 154, 2). Le swastika indique leur mouvement et un signe appointé complète le sens de l’inscription L

La floraison architecturale antique suit le développement de

^ L’esprit de telles figurations ne peut nous étonner si nous nous rappelons que « la Langue Sacrée, c’est la magie — l’occulte d’aujourd’hui — acceptée et comprise jadis par tous les peuples comme une loi de la nature. Les monuments antiques, étudiés actuellement comme la réunion de matériaux inertes assemblés techniquement, œuvres de l’architecte n’ayant en vue que l’Art, étaient, pour les anciens, des composés vivants, agissants, soleils nés de la vertu créatrice du soleib par ce verbe, — le Feu animant l'univers ». La Langue Sacrée, t. L'', p. 9.

La Croissance Magique — Signe 123 199

ridée égyptienne : la fleur est divine, la vie est en elle, de ses pétales sort le soleil levant — soit la résurrection. — La Heur magique se développe de même dans le chapiteau (fig. 155, 2) : elle est la transformation de l’antique bouquet fleuri attaché aux jours de fêtes au sommet des piliers du naos sacré (fig. 16, p. 35 et 155, 3).

La diversité des chapiteaux provient des métamorphoses des Fleurs Cosmiques au sommet d’un faisceau de tiges. La colonne, c’est l’Arbre Sacré. Cet arbre devenant un instrument — le sistre magique, le fouet des sorcières — provoque la résurrection. Quand l’Arbre Sacré s’épanouit le mort est délivré L

La colonne était divine. A elle seule c’était un monument, une synthèse cosmogonique. Elle pouvait prendre figure humaine, se composer des quatre éléments primordiaux : les quatre piliers du ciel. (Cf. t. f. 391).

La colonne, formée, dans le principe, d’un faisceau de papy-

< L’arbre gémit parfois quand on le touche. — V. dans Ovide les nombreuses métamorphoses en arbres. — Zeus parle par l’arbre de Dodone. — V. Lajard : Le culte du cyprès pyramidal, et dans Goblet d’Alviella : Migration des symboles, les Arbres Sacrés d’où sortent une déesse, en Lycie, dans l’Inde, au Japon, etc., formule qui se retrouve en Égypte dans le Livre des Morts. La construction rituelle de l’Arbre Sacré à l’aide de branches-fusaïoles peut se reconstituer avec les figurations des cylindres babyloniens, des peintures des vases assyro-grecs et des fusaïoles troyennes.

La Langue Sacrée

rus ou de l’Arbre Sacré, contient le feu — puisque le bois brûle avec flamme. — Aussi est-ce toujours une divinité ou son émanation.

Signe i24.

11 s’ensuit que tous les Signes Cosmiques se manifestent sur les chapiteaux, depuis le chapiteau en cuvette rempli d’eau wivoç (fig. 156) ou s’adjoignant les feuilles de lotus, principe du chapiteau dorique (fig. 157, 2), jusqu’au chapiteau roman

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