‹ Le temple et la fleurChapitre 60 sur 96 · Chapiteau roman à Caen · texte numérisé non relu

Chapiteau roman à Caen

dont les cornes, signe de projection ou de force (fig. 157, 3), supportent l’abaque, sur lequel, en Égypte, on mettait le cartouche (le nom), c’est-à-dire la personne même du fondateur du temple.

Ces cornes peuvent lancer le soleil ^ (fig. 34,2 p. 61) et la

^ Comparez le petit chapiteau (fig. 155, 3) avec la heur 3 de la figure 149 (le soleil sortant du lotus). Mais, dans ce chapiteau, comme dans celui de Bassœ (fig 157, 1), c’est l’âme-palmette (sujet de la dernière partie de ce livre) qui est projetée au ciel. Le chapiteau de Néandria, reconstitué par Koldewey (V. Perrot, Hist. de l’art, t. VII, pl. LII), exprime le même sujet : Au sommet de l’Arbre Sacré, les cornes qui en sortent projettent l’âme-palmette dans farchitrave, la zone céleste.

La. Croissance Magique — Signe !24

lune ; porter les âmes (fig. 157, i) au-dessus du Delta dans la barque solaire formée de spirales (fig. 158) et des signes du jour et de la nuitC — car le jour et la nuit sont une partie de l’espace et résultent du voyage journalier de l’orbe céleste.

^ Ces significations ont été déterminées par M. Virey dans « Le tombeau de Rehkmara », p. 79. « Je crois, dit-il, que les signes qui surmontent la première porte symbolisent l’ombre (les arbres au feuillage toulTu), ceux qui surmontent la seconde (les lances), portent la lumière ».

Fig. 158. Cypre. Chapiteau. — Ricliter.

Kypros, LIX.

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