Id. Ilucher, v. II, p
Le Nems c’était, dans le monde mystique, l’équivalent du crâne qui abrite l’œil divin (fig. 168, 4 et 5) : le soleil. « La tête humaine, dit Platon, à la fin du Timée, était l’image du monde. » Partout cette analogie lut comprise. « Le crâne, dit Le Blant, ce sommet hémisphérique du corps humain, était, chez les Scandinaves, un emblème du ciel qu’Odin avait créé avec le crâne d’Yener; c’était la demeure de l’âme, dieu du corps et image du dieu céleste ; c’est pourquoi on l’en-
^ Le même signe se retrouve au Mexique. M. F. Parry a justement reconnu la matrice divine dans la pierre sacrée maya. — V. son ouvrage : The sacrecl maya stone and his symholism.
2 Cf. Prosper Leblant. Et. sur le symbolisme druidique, p. 132. — Mentionnons les rapports de ce sujet avec la chaudière bardique. — V. le volume prochain sur « La Céramique ».
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châssait dans l’or, symbole de la très précieuse lumière du ciel ».
Signe 131.
Grecs et latins affirmèrent artistiquement cette analogie. Gracieusement ils firent du Nems le diadème (fig. 168, 2) et le
Fig. 169. — Eirurie. Antéfixe en terre cuite, trouvée à Lanuvinium. — Archœologia, vol. LUI, pl. VII.
constellèrent d’étoiles, d’enroulements spiralés et de doubles solaires (fig. 169). Le voile Nems — le ciel — n’avait-il pas été créé avant le soleil, la lune et les étoiles, dans le but de les recevoir? Nombre de poètes : Lucrèce, Ovide, Virgile (6^ églogue), expriment cette idée L
Signe 132.
En Assyrie, le signe céleste Nems reçut de nombreuses
^ Faye. L'origine des Mondes, p. 16.
L’Écharpe Céleste — Signe 132 215
variantes. Ici adoré sur l’autel (fig. 170,2); ailleurs il couronne le disque ailé fécondant l’arbre de vie (fig. 100). — Ce groupement se retrouve exactement sur la tombe d\in roi de Phrygie (fig. 167, 0, et au Mexique (fig. 171,4). — Les croix chrétiennes
Fig. 170. — 1. Egypte. Pendeloque d’or. — Pri.s.se d'yVvcsnc.^:, v. II.