LA MAISON DU SOLEIL — LE VOILE NEMS — ÉVOLUTION DU SIGNE
A résurrection, but final de rarchitecture antique, nous ramène aux chapiteaux, aux antéfîxes, à l’acrotère, aux éléments verticaux du temple, « la route du ciel et l’une des transformations de l’âme pour le gravir ». L’écusson de Pont-l’Abbé montre la Fleur Cosmique bour-
La LanciUE Sacrée
geonnant dans une figure circulaire (fig. 2). Le chapiteau liathorique (fig. 170,4) explique cette figure.
« Ce chapiteau, dit M. Schiaparelli, est l’une des créations les plus singulières de fart égyptien. On n’en a pas encore expliqué la composition. Pourquoi, de toutes les divinités, Hatlior est-elle la seule dont le masque soit ainsi devenu un motif d’architecture? Pourquoi cet édicule, qui se superpose à la tete de la déesse? Faut-il en chercher l’origine dans le nom même d’Hathor, nom qui signifie littéralement : « l’habitation d’Horus ».
On a reconnu le masque d’Hathor en Phénicie et en Grèce ^ (fig. 172, i), on ne le retrouve pas ailleurs. Nous allons prouver que ce masque inscrit dans un Signe Sacré qui l’explique, fut connu du monde entier et compris jusqu’à la Renaissance.
Signe 130.
Une phrase de la Litanie égyptienne du soleil est particulièrement suggestive, celle-ci :
« Il met le voile Nems sur sa tête, au fond de la demeure de FAment ».
M. Naville^ rappelle à ce sujet que le chapitre 127 du Livre des Morts donne pour déterminatif au mot nems la coiffure que portent Isis et Hathor (fig. 170, i et 167,2).
Cette coiffure, ce voile, cette écharpe, c’est le ciel supérieur au-dessus du soleil. C’est l’enveloppe; la zone céleste; la
les chapiteaux phéniciens du Louvre. — M. Ramsay l’a reconnu sur un vase de Phocée. — Journal of hellenic studies, 1881, p. 304.
2 Lit. du Soleil, p. 91.
L'Écharpe Céleste — Signe 130
cavité ; la sphère qui reçoit les germes et leur donne une forme (lig. 134). C’est la kert ouverte dans laquelle le serpent sacré dépose les essences (signe 4G) ; un succédané de l’œuf et la maison cosmique qui contient l’ànie, riiomme, le dieu (lig. 177, 2 et pl. V, p. 224), le monde. Aussi est-elle souvent ornée par toutes sortes de figurations : chevaux, poissons C etc.
Fig’. 168. — 1. Vase troyen. — Schlieni. Ilios, p. 469.