‹ Le temps perdu comedie en trois actes, en versChapitre 16 sur 60 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LE MARQUIS

J’ai voulu quo mon fils conquit scs parchemins, Autrement dit qu'il eût pn état dans les mains.

C’est lui qui me rappelle à Paris, où j’espère L’aider, en le guidant, au choix d’une carrière.

no BQ u IN.

Problème difficile, immense question !...

Nous avons les bureaux, l’administration,

Les finances, les arts et la diplomatie ,

' Et la magistrature et l’avocasserie !

L<i, si peu que l’on ait do langue et d’entre-gent,

On n’a plus qu’a tousser, on crache de l’argent.

LE MARQUIS

Nous verrons. — Mais parmi nos compagnons de classe, Quelques-uns ont percé qui sont en bonne passe ; M’ayant perdu de vue, ils m'auront oublié ;

Tu dois être avec eux en termes d’amitié,

L’accueil 'que tu me fais m’en est un sûr présage :

Si donc je mets un jour leur crédit en usage,

Je puis compter sur vous au moment opportun...

Se reprenant.

Tu me présenteras. >

.rouquin*. f Je n’en connais pas un !

LE MARQUIS

Est-ce vrai ?

ROIIQUIN.

Le collège est une hôtellerie ;

On se rencontre à table, on se parle, on se lie,

On se quitte, et plus tard s’aperçoit-on de loin,

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