‹ Le temps perdu comedie en trois actes, en versChapitre 5 sur 60 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VALENTINE , ROBQUIN, ADRIENNE.

ROBQUIN, allant à Valentine.

Que nous sommes donc belle et fraîche et rose et blanche, Beauté de tous les jours qui n’a pas do dimanche !

VALENTINE

Es-tu prête, maman ; il est presque midi...

ROBQUIN.

Tiens, où donc allez-vous?

ADRIENNE

A la messe...

Un lundi !

VALENTINE

Le soleil ne luit pas qu’une fois par semaine...

' ROBQUIN.

Il ne luit pas du tout depuis une huitaine,

Averse sur averse,

A Valentine, avec une galanterie comique.

Et s’il ne s’est noyé

C’est que dans tes beaux yeux il s’est réfugié.

A part.

Je l’amadoue, afin de fumer mon cigare.

VALENTINE

Continuez, cousin.

Tendant à Robquin une vieille guitare qu'ollo décroche.

Voici votro guitare !

Roljquiu la menace du doigt, elle sc sauve. Jeu de scène.

ADRIENNE

Je monte m’habillcr.

ROBQUIN.

C’est donc fête aujourd’hui?

ADRIENNE

Oui.

VALENTINE

Fête patronale...

ROBQUIN.

Heureux saint que celui...

ADRIENNE, l'interrompant»

Nous accompagnez-vous à l’église?...

ROBQUIN, so grattant r oreille*

A l’église,

Comment donc... mais il pleut et j’ai la gorge prise.

11 essaie du tousser»

Comme moi !

VALENTINE

ADRIENNE, riant.

Mécréant...

VALENTINE

C’est joli de mentir...

ADRIENNE, à Valentino»

François te. préviendra, quand nous devrons partir.

Vausse sortie de Valentine, qui suit les pas de sa mère et revient presque aussitôt.

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