VII
— Je ne sais. Soyez tranquille. Il agira au bon moment.
Un officier descend l'escalier, et donne un ordre écrit à un des jeunes aides de camp, qui part aussitôt.
— Est-ce l'ordi'e enfin?
ClifiFord descend dans la cour. Deux ou trois officiers supérieurs l'entourent et le félicitent bruyamment. Il a une expression dure et fermée : mais ses gestes sont saccadés et violents ; — tantôt il rit avec bruit, tantôt il coupe brusquement la conversation par des ordres secs, — tour à tour familier et cassant.
LES OFFICIERS, entre eux
C'est un coup de maître. Le maréchal couronne sa carrière.
CLIFFORD
EL! messieurs, ne m'enterrez pas si vite! Ce n'est pas mon dernier mot.
l'officier, qui vient de parler
Oh î je n'ai jamais voulu dire... Mais si ce n'est pas votre dernier mot, c'est en tout cas le leur, à ces brigands. Voilà la guerre finie.
CLIFFORD
« Et le combat finit faute de combattants. »... C'est cela qui vous inquiète ? Soyez tranquille. La guerre ne finit jamais. Quand elle cesse d'un côté, elle reprend de l'autre. On ne chôme pas dans notre
métier. Il est arrivé près de la petite table, au bas de la véranda, et. sans s'asseoir, se fait porter des liqueurs, verse à boire aux autres, et boit. — Un métier qui spécule sur la haine,
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