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C’est ainsi qu'il fut reconnu en Grèce, en Macédoine par JOYEUX (7 %), en Roumanie par ZOTTA et COLL 1934(1 %), en Russie à Odessa, où un rapport officiel de 1030 a donné un pourcentage de 12,9 % à 6,3 .: en Géorgie à Batoum, par GOR- DADSE et KAMALOW 1929 (7 ©), en Belgique par MALVOZ (1910) qui rapporte quelques cas. En Portugal, par À. BETTENCOURT (6,5). Mais la présence
de l’hymenolepis nana est notée avec une particulie-
rement fréquence dans deux pays méditerranéns voisins de' la France : l'Espagne et l'Italie.
En Espagne, après les travaux de SADI DE BUEN et LUENGO, de LoPEz NEYRA et TORRES LOPEZ, FIDEL FERNANDEZ, à la suite de recherches scientifiques pratiquées sur les enfants des écoles de Grenade, signale une proportion de 9 % d’hymenolepis nana parmi les cas de parasitisme.
En Italie, et plus particulièrement en Sicile, GRASSI indique le taux de 3 à 10 %. Dans: the Tropical Diseases Bulletin de Janvier 1939, (page 35), GUI- LIO [(Buonomini), Diffusione dell elmintiari in alcuni centri della Campania] note 22 cas d'hymenolepis nana sur 430 examens de selles.
En présence de ces statistiques, il est étonnant de constater combien peu d'observations d’hymenolepis nana ont été relatées jusqu’à ce jour en France. Ce vers, en effet, passe pour très exceptionnel en notre
pays (MORENAS). BRUMPT (1936) signale dans son
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traité de parasitologie les cas de THIRY, CHATIN et GARIN: GUIART, CADE et MORENAS (dans la région lyonnaise), MORENAS lui-même (1039) parle dans son ouvrage : Entérites et colites parasitaires, de 5 ou 6 cas seulement connus chez nous, dont un observe par lui-même. Mais à ces quelques cas il faut ajouter ceux constatés dans la région méditerranéenne et dont il n’est pas fait mention. En effet, dès 1926, JUILLET, GALAVIELLE et BOUSQUET retrouvent l’hymenolepis nana chez un jeune enfant de 22 mois, en nourrice à Ganges (Hérault). Ils le retrouvent également chez une fillette de 5 ans habitant Frontignan. j
En 1934, c'est VOVAN CAN qui, dans le laboratoire du Professeur JOYEUX à Marseille, mentionne deux nouveaux cas chez des enfants n'ayant pas quitté la région et trois autres chez des enfants habitant Marseille mais natifs respectivement de Calabre, de Palerme et des environs de Zurich. Pour les deux premiers l’infestation locale est certaine; pour les trois autres son origine reste douteuse. En tout, sur 200 enfants examinés, VOVAN CAN trouve un pourcentage de 2,5.
En 1935 HARANT et VERNIÈRE apportent un nouveau cas montpelliérain chez un enfant où ils mettent en évidence des œufs caractéristiques d’hymenolepis après plus de 650 examens de selles (bulletin de l’académie des Sciences et des Lettres de Montpellier, Mars 1936, n° 66).
À cette époque d’ailleurs, Mile VERNIÈRE note dans sa thèse (Parasitisme intestinal chez l'enfant : dans la région de Montpellier, Novembre 1936) ce cas de parasitisme à hymenolepis nana, isolé de 50 autres de parasitisme intestinal.
En Février 1939 enfin MM. EUZIÈRE et HARANT ont l’occasion d'observer un nouveau cas d'hymenolepis nana découvert chez une fillette de 8 ans, présentant des accidents nerveux à caractères comitiaux
et dont nous étudierons plus loin et en détail l'observation.
Ce dernier cas, ajouté aux deux de JUILLET, GA- LAVIELLE et BOUSQUET (1922) et aux deux certains de VOVAN CAN (1934) — nous éliminons volontairement les trois autres cas dont l’'infestation locale n’est pas certaine — serait le sixième cas observé dans le Midi de la France. Avec les six cas mentionnés par MORENAS, cela donnerait un total de douze actuelle. ment connus pour notre pays. Comparativement avec les pays méditerranéens voisins, et d’une façon génétale avec tous les pays du bassin méditerranéen :il semblerait que la France jouit d’une certaine exception vis-à-vis de l’hymenelepis nana. Nous avons vu précédemment que pour beaucoup d'auteurs, et BRUMPT en : particulier, ce ver peut exister en grande abondance dans un pays et être presque absolument méconnu dans un autre, alors que tous deux ont un climat identique: c’est peut-être le cas pour la France. Mais 1l semble aussi que les recherches sur ce parasite intestinal n’ont pas eu encore chez nous, l'ampleur qu'il nécessiterait, et 1l est fort probable que si on le recherchait méthodiquement, dans toute la France et tout particulièrement dans la région méditerranéenne, les cas signalés ne manqueraient pas d'être beaucoup plus fréquents.