‹ Le Térence des ducsChapitre 18 sur 44 · SIMON, DAVE, CHRÉMÈS, DROMON · texte numérisé non relu

SIMON, DAVE, CHRÉMÈS, DROMON

Dave, à part. — Voici mon maître! Que faire?

Simon, ironiquemetit. — Bonjour, l'homme de bien... Holà! Dromon ! Dromon!... Enlève-moi ce drôle au plus vite, et porte-le là dedans.

Dromon. — Qui?

Simon. — Dave... Tiens-le bien enchaîné, entends-tu? les quatre pattes attachées.

Chrémès. — Oh! ne soyez pas si sévère.

(Acte V, scène ii.)

SIMON, CHRÊMES, CRITON, PAMPHILE, DAVE, DROMON.

Criton. — Il y eut jadis un Athénien qui fit naufrage et fut jeté sur les côtes d'Andros, et avec lui cette fille, toute petite...

Chrémès. — Je ne me trompe pas, c'est ma fille.

Simon. — Que dites-vous?

Pamphile. — ... Faut-il autre chose encore, mon père?

Chrémès. — Je cours auprès de ma fille.

Simon. — Pourquoi ne pas la faire transporter chez nous?

Pamphile. — Je vais en charger Dave.

Simon. — ... Dave a bien d'autres affaires et de plus importantes... Il est attaché.

Pamphile. — Faites-le détacher, je vous en prie.

Simon. — Allons, soit.

(Acte V, scène iv.)

DAVE, CHARINUS, PAMPHILE.

Pamphile, à Dave. — Tu ne sais pas ce qui vient de m'arriver?

Dave. — Non; mais je sais bien ce qui m'est arrivé à moi.

Pamphile. — Ma Glycérie a retrouvé ses parents.

Charinus, à part. — Je suis sauvé, si ce qu'ils disent est vrai. (A Pamphile.) Je vous félicite. Allons, ne m'oubliez pas dans votre bonheur. Je suis sûr que Chrémès fera ce que vous voudrez.

(Acte V, scènes v et vi.)

Pl. 6.

KéHocj'. Du|ardin .

L'EUNUQUE

ANALYSE DE LA COMÉDIE

Un soldat fanfaron, nommé Thrason, a offert à la courtisane Thaïs une jeune fille dont il ignore l'origine. Le jeune Phédria, très épris de Thaïs, s'empresse à son tour de faire don à la courtisane d'un eunuque. Cependant, Chéréa, frère cadet de Phédria, a vu la jeune fille offerte à Thaïs; mais il en a perdu la trace, et, comme il brûle du désir de la revoir, il conte ses recherches vaines à l'esclave Parménon, type des valets de comédie, et le suppHe de l'aider à retrouver celle qu'il aime. En questionnant Chéréa, Parménon apprend que l'inconnue n'est autre que la jeune esclave de Thaïs, et cette découverte lui suggère l'idée d'une supercherie. Sur les conseils de Parménon, Chéréa endosse le costume de l'eunuque Dorus, et c'est lui qui, jouant le rôle du véritable eunuque, est conduit chez la courtisane. Entré dans la place, il se montre empressé auprès de la jeune fille et s'en fait aimer. Quand la ruse se découvre. Thaïs s'indigne; mais, comprenant bientôt qu'un mariage peut arranger l'affaire, elle démontre que la jeune Pamphile n'est point une esclave, mais une citoyenne d'Athènes et la propre sœur de Chrémès. Ses raisons sont si convaincantes qu'elles déterminent Lâchés, père de Phédria et de Chéréa, à consentir au mariage de ce dernier avec Pamphile.

DESCRIPTION DU COSTUME DE CHAQUE PERSONNAGE Lâchés, vieillard, père de Phédria et de Chéréa.

Coiffé d'un chapeau bas et rond, à bords relevés. Chaperon mis en mantelet. Longue cape doublée de blanc, ouverte à droite. Chausses semelées. Lâchés porte la barbe blanche assez longue. Lâchés paraît aux figures 28, 42, 44, 45.

Phédria, jeune homme, amant de Thaïs.

Costume un peu extravagant. Coiffure haute, tourmentée, fendue verticalement, posée sur un chaperon qui enveloppe la tête et les épaules et cache en partie le menton. Longue houppelande traînant à terre, serrée à la taille, fendue sur le côté et par derrière, bordée de fourrure. Souliers à pointes très longues. Phédria est imberbe.

Phédria paraît aux figures 24, 25, 26, 35, 36, 37, 49.

Chéréa, frère de Phédria et amant de Pamphile.

Coiffé d'un chaperon s'avançant très loin sur le front. Ceinture placée assez bas. Épaulettes.

Escarcelle et dague à la ceinture. Chaussé tantôt de chausses semelées, tantôt de souliers montants et fendus sur le côté. Chausses mi-parties. Chéréa est imberbe. Chéréa paraît aux figures 28, 43, 47, 48, 49.

C'est encore Chéréa qu'on voit déguisé en eunuque, coiffé d'un chapeau à longue pointe, aux figures 30, 32, 33 et 42.

Chrêmes, jeune homme, frère de Pamphile.

Coiffé d'un chapeau-bourrelet de fourrure. Ceinture avec escarcelle. Épaulettes. Grosses manches, dites manches à mitons. Chausses semelées mi-parties. Chrémès est imberbe. Chrémès paraît aux figures 31, 38, 39, 40.

Antiphon, jeune homme.

C'est lui qu'on voit la tête nue aux figures 32 et 33.

ParmÉNON, esclave de Phédria.

Coiffé d'un petit bonnet. Ceinture. Petites épaulettes et cotte à bords dentelés. Chausses roulées sur la jarretière et laissant voir les genoux. Souliers. Parménon est imberbe. Parménon paraît aux figures 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 43, 44, 45, 46, 48.

GnATHON, parasite.

Coiffé d'un chaperon formant turban, Surcot sans ceinture. Chausses semelées. Gnathon porte la barbe.

Gnathon paraît aux figures 27, 29, 30, 40, 47, 48, 49.

ThrASON, soldat, rival de Phédria.

Coiffure pointue avec le devant blanc formant visière relevée. Longs cheveux tressés tombant sur le dos. Costume de fantaisie. Epée au côté. Chausses mi-parties. Souliers bas découverts. Thrason porte la barbe à deux pointes.

Thrason paraît aux figures 29, 30, 40, 47, 48, 49.

DoRUS, eunuque.

C'est le personnage qu'on voit coiffé d'un chapeau à longue pointe aux figures 26 et 37. Thaïs, courtisane.

Coiffée d'un chapeau-bourrelet ou escoffion, orné de trois plumes droites sur le devant. Pendants de manche partant de l'épaule, très longs et dentelés.

Thaïs paraît aux figures 24, 25, 30, 38, 39, 40, 41, 42.

Pythias, servante de Thaïs.

Coiffée d'une cornette ou gonelle, à longue queue pendant très bas. Tablier noué au-dessous du ventre.

Pythias paraît aux figures 30, 31, 35, 36, 37. 38, 39. 4i. 42, 43-

DORIAS, servante de Pamphile.

Coiffée d'une sorte de guimpe blanche posée en turban. Aumônière et divers autres objets pendant à la ceinture.

Dorias paraît aux figures 31, 34, 36, 37.

SOPHRONA, nourrice de Pamphile.

C'est la femme qu'on voit à droite dans la figure 43 et que Chéréa pousse de la main.

SaNGA, cuisinier.

C'est le premier des cinq assaillants de la figure 40.

Straton, Simalion, DOiNAX, Syriscus, personnages muets.

Ce sont les quatre assaillants rangés derrière Sanga à la figure 40.

Une NÉGRESSE, personnage muet.

La négresse paraît aux figures 26 et 30.

L'EUNUQUE Pl. 7.

L'EUNUQUE

PHÉDRIA, PARMÉNON, THAÏS.

Phédria. — Elle m'a mis à la porte ; elle me rappelle. Et j'y retournerais? Non ! Dût-elle m'en supplier.

Parménon. — Si vous le pouvez, par Hercule! rien de mieux, rien de plus courageux... Mais je vois sortir celle qui est le fléau de notre patrimoine : nous semons, et c'est elle qui recueille.

(Acte I", scène i".)

THAÏS, PHÉDRIA, PARMÉNON.

Thaïs. — Malheureuse que je suis! J'ai bien peur que Phédria ne soit fâché, et qu'il n'ait pris en mauvaise part d'avoir été laissé hier à la porte.

Phédria. — Tout mon corps tremble, Parménon, et je frissonne depuis que je l'ai vue.

Parménon. — Du sang-froid ! Approchez-vous de ce feu, vous aurez plus chaud que vous ne voudrez.

(Acte I", scène 11.)

PHÉDRIA, PARMÉNON, DORUS, LA NÉGRESSE.

Phédria. — Fais comme je te l'ai dit : conduis ces esclaves.

Parménon, — Oui.

Phédria. — Mais promptement.

Parménon. — Oui... N'avez-vous rien de plus à me commander?

Phédria. — Relève de ton mieux notre présent par de belles paroles.

Parménon. — J'y pensais.

(Acte II , scène i".)

PARMÉNON, GNATHON, THAÏS.

Gnathon. — Il y a de certaines gens qui veulent être les premiers en tout... Je suis en admiration devant leur génie... On dit non, je dis non; on dit oui, je dis oui. Enfin, je me suis fait une loi d'approuver tout. C'est le métier qui rapporte le plus aujourd'hui.

Parménon. — Voilà! par Hercule, un habile homme !

Gnathon. — Je veux, s'il se peut, qu'à l'exemple des philosophes, dont les disciples prennent un nom de leurs chefs, les parasites s'appellent un jour Gnathoniciens! ... Mais il est temps que je conduise cette esclave chez Thaïs.

(Acte II, scène m.)

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