PI VII
L'EUNUQUE Pl. 8.
L'EUNUQUE
LÂCHÉS, CHÉRÉA, PARMÉNON.
Chéréa. — Je suis perdu ! Je ne sais plus où est cette jeune fille; je ne sais plus où j'en suis depuis que je l'ai perdue de vue! Où la chercher? Où retrouver sa trace?
Parménon. — Qu'avez-vous donc?
Chéréa. — Je suis amoureux.
Parménon. — Hein?
Chéréa. — Je suis mort.
Parménon. — Qu'y a-t-il donc?
Chéréa. — ... Comme je suivais cette jeune fille, Archidémide me rencontre... Pendant qu'il me parle, une heure se passe. Je le quitte. Mes yeux cherchent la jeune fille... J'arrive ici : personne !
(Acte II, scène iv.)
THRASON, GNATHON, PARMÉNON.
Thrason. — J'ai le don, en vérité, de rendre agréable tout ce que je fais.
Gnathon. — Par Hercule! Je m'en suis bien aperçu.
Parménon, derrière la porte. — Foi des dieux! L'un est un sot et un malheureux , l'autre un coquin.
(Acte III, scène i".)
THAÏS, PYTHIAS, GNATHON, THRASON, CHÉRÉA, déguisé en eunuque, LA NÉ- GRESSE, PARMÉNON.
Thaïs. — Il m'a semblé tout à l'heure entendre la voix du militaire. Hé ! le voici. Bonjour, mon Thrason.
Thrason. — O ma Thaïs! Eh bien! m'aimezvous un peu pour cette joueuse de cithare?
Thaïs. — Oui, mais plus encore pour vousmême.
Gnathon. — En ce cas, allons souper.
Parménon, à Thaïs. — Quand il vous plaira, les présents de Phédria sont là pour vous... Holà! faites sortir ces esclaves que je vous ai dit. Allons, vite! — Avance, toi. — Elle vient du fond de l'Éthiopie, celle-ci.
(Acte III, scène 11.)
CHRÉMÈS, PYTHIAS, DORIAS.
Pythias. — Thaïs vous priait instamment de revenir demain.
Chrémès. — Impossible, te dis-je... Je vais à la campagne.
Pythias. — Si c'est un point résolu chez vous, passez, je vous prie, où elle est.
Chrémès. — J'y vais.
Pythias. — Va, Dorias : conduis-le vite chez le militaire.
(Acte III, scène iv.)
Pl. 8.
Lioc|'.Dujar^.
L'EUNUQUE Pl. 9.
L'EUNUQUE
ANTIPHON, CHÉRÉA, déguisé en eunuque.
Antiphon. — Chéréa est introuvable... Mais qui sort de chez Thaïs? Est-ce lui ? N'est-ce pas lui? C'est lui-même! Quelle figure ! Quel accoutrement !
(Acte III, scène v.)
CHÉRÉA, déguisé en eunuque, ANTIPHON.
Antiphon. — Chéréa! Pourquoi cet air joyeux? Que veux-tu faire de cet accoutrement?
Chéréa. — ... Mon esclave Parménon m'a suggéré une idée que j'ai saisie au vol.
Antiphon. — Laquelle?
Chéréa. — ... De changer d'habit avec l'eunuque...
(Acte III, scène vi.)
DORIAS
DoRiAS. — Que les dieux me protègent ! D'après ce que j'ai vu, je crains bien, malheureuse, que ce brutal ne fasse du tapage aujourd'hui, et qu'il ne batte Thaïs.
(Acte IV, scène i".)
PHÉDRIA, PYTHIAS.
Phédria. — ... Je reviens sur mes pas... Je tourne le dos à la campagne avec préméditation. Mais qu'y a-t-il? Pourquoi Pythias sort-elle précipitamment et toute bouleversée?
(Acte IV, scène 11.)
Pl. 9.
L'EUNUQUE
Pl. lO.
L'EUNUQUE
PYTHIAS, DORIAS, PHÉDRIA.
Pythias. — L'eunuque que vous nous avez donné a fait de belles équipées. La jeune fille que le militaire a donnée à ma maîtresse, il l'a...
Phédria. — Tu es folle. Comment un eunuque a-t-il pu?...
DoRiAS. — En vérité, je n'ai jamais entendu parler d'un si infâme attentat.
(Acte IV, scène m.)
PHÉDRIA, DORUS, DORIAS, PYTHIAS.
Phédria, à Dorus. — Chéréa t'a t-il pris ton habit?
Dorus. — Oui.
Phédria. — Et il l'a mis? Dorus. — Oui.
Phédria. — Et on l'a conduit ici à ta place? Dorus. — Oui.
Pythias. — Je suis aussi sûre que c'est un tour de Parménon que je suis sûre d'être en vie. Dorias. — Il n'y a pas de doute.
(Acte IV, scènes iv et v.)