‹ Le Térence des ducsChapitre 29 sur 44 · MÊNÉDÈME, CHRÉMÈS, CLITIPHON, SOSTRATA · texte numérisé non relu

MÊNÉDÈME, CHRÉMÈS, CLITIPHON, SOSTRATA

MÉNÉDÈME, à part. — Franchement, Chrémès traite cet enfant avec trop de rigueur; c'est être trop cruel. Je sors pour les remettre en paix. A merveille, les voici.

Chrémès. — Eh bien, Ménédème, qui vous empêche d'envoyer chercher ma fille et d'adhérer à la dot que j'ai promise?

SosTRATA. — Mon cher mari, n'en faites rien, je vous prie.

Clitiphon. — Mon père, je vous en conjure, pardonnez-moi !

Ménédème. — Pardonnez, Chrémès ; laissez-vous fléchir.

(Acte V, scène vi.)

Pl. 18.

PI xvni

Heliû jBuj ar èir. .

LES ADELPHES

ANALYSE DE LA COMÉDIE

Déméa et Micion sont deux frères d'humeur entièrement différente. Le premier, dur à lui-même et aux autres, s'est marié et a deux fils, Eschinus et Ctésiphon. Micion, doux et indulgent, est resté célibataire; mais il a adopté Eschinus, fils aîné de son frère, et l'a élevé suivant ses principes libéraux. Ctésiphon, au contraire, élevé par Déméa, est conduit durement. Cependant, Ctésiphon s'est épris d'une joueuse de lyre nommée Callidia. Son frère Eschinus, pour le dérober à la sévérité de leur père, prend sur lui le scandale de l'intrigue et enlève Callidia à un marchand d'esclaves. Quant à Eschinus, il avait, de son côté, séduit une jeune Athénienne, Pamphile, et, seule, Sostrata, mère de la jeune fille, est dans la confidence. Après diverses péripéties, dans lesquelles Hégion, un vieil ami de Sostrata et de Pamphile, et surtout l'esclave Syrus jouent des rôles importants, toute la vérité se découvre. Eschinus épouse Pamphile ; Ctésiphon épouse Callidia. Déméa lui-même, abandonnant sa ligne de conduite inflexible, devient bon pour tous et se plie si bien aux désirs des autres qu'il consent à épouser une vieille femme, Sostrata, mère de la jeune Pamphile.

DESCRIPTION DU COSTUME DE CHAQUE PERSONNAGE Micion, vieillard, frère de Déméa, père adoptif d'Eschinus.

Tête nue : chauve. Robe longue, bordée de fourrure, fendue par devant. Chaperon jeté sur l'épaule. A la ceinture pendent une aumônière et un couteau. Souliers découverts. Micion est imberbe.

Micion paraît aux figures 69, 70, 83, 84, 87, 90, 91.

Déméa, vieillard, frère de Micion, père d'Eschinus et de Ctésiphon.

Tête nue : cheveux abondants et en désordre. Chaperon avec queue pendant très bas. Robe longue avec ceinture. Souliers montants. Déméa est imberbe.

Déméa paraît aux figures 69, 70, 77, 78, 7g, 80, 81, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91.

Eschinus, fils de Déméa, adopté par son oncle Micion.

Coiffé d'un chaperon à bords dentelés, ramené sur le devant et formant visière. Houppelande

fendue par devant et par derrière, avec bords dentelés. Très grandes manches largement ouvertes. Couteau passé dans le bout pendant de la ceinture. Souliers d'étoffe. Eschinus est imberbe. Eschinus paraît aux figures 71, 74, 82, 83, 90, 9I.

CtéSIPHON, fils de Déméa et frère d'Eschinus.

Coiffé d'un chaperon posé en bonnet, s'avançant au-dessus du front. Petit mantelet à bords dentelés. Houppelande fendue par devant et par derrière. Grandes manches. Escarcelle à la ceinture. Souliers d'étoffe. Ctésiphon est imberbe.

Ctésiphon paraît aux figures 71, 73, 74, 80, 81.

HéGION, vieillard, parent de Pamphile.

Coiffé d'un haut bonnet rond et poilu. Cape. Chausses roulées sur la jarretière et laissant voir les genoux. Petites guêtres blanches. Hégion porte la barbe taillée en rond. Hégion paraît aux figures 78 et 79.

Syrus, esclave d'Eschinus.

Coiffé d'un chaperon dont la meilleure part pend sur le côté. Cotte plissée avec ceinture. Chausses roulées sur la jarretière et laissant voir les genoux. Souliers. Syrus est imberbe. Syrus paraît aux figures 72, 73, 74, 77, 78, 80, 81, 85, 86, 88, 90.

Géta, esclave de Sostrata,

Tête nue : cheveux taillés en rond. Cotte avec ceinture placée haut. Chaperon passé sur la poitrine et les épaules, avec les deux bouts rejetés en arrière. Chausses semelées, tombantes du haut. Géta est imberbe.

Géta paraît aux figures 76, 79, 89, 90.

Dromon, esclave de Micion.

C'est le personnage à la barbe taillée en pointe qu'on voit à gauche dans la figure 86.

Storax, esclave de Micion.

C'est le personnage du milieu dans la figure 69.

Sannion, marchand d'esclaves.

Coiffé d'un chaperon à bords dentelés, rejeté en arrière. Cotte à bords dentelés. Êpaulettes dentelées. Manches à mitons. Ceinture pendante avec une longue rapière. Sannion est imberbe. Sannion paraît aux figures 71, 72, 74.

Sostrata, mère de Pamphile.

Coiffée d'un chaperon très simple. Robe ajustée. Ceinture placée très bas, avec aumônière. Sostrata paraît aux figures 75, 76, 79, 83, 87, 89.

CanthARA, nourrice de Pamphile.

Coiffée d'une huve ou cornette. Robe ajustée, sans ceinture. Canthara paraît aux figures 75 et 76.

Callidia, esclave enlevée par Eschinus.

C'est la jeune femme qu'on voit à la figure 71.

ParménON, esclave d'Eschinus.

Pamphile, fille de Sostrata, aimée d'Eschinus.

Ces deux derniers personnages ne sont pas figurés dans le Térencs des ducs.

LES ADELPHES Pl. 19.

LES ADELPHES

MICION, STORAX, DÉMÉA.

MicioN. — Storax!.., Eschinus n'est pas encore rentré cette nuit... (A part.) Moi, j'ai préféré la vie douce de la ville... Je ne me suis pas marié. Mon frère, au contraire, habite la campagne, où il se tue à vivre sans cesse de privations. Il s'est marié : il a eu deux enfants. J'ai adopté l'aîné... Mais ne vois-je pas arriver celui de qui je parlais? Oui, c'est lui. Il a l'air soucieux... Je me figure que, comme à l'ordinaire, il va gronder.

(Acte I", scène i".)

MICION, DÉMÉA.

MiciON. — D'où vous vient cet air sombre? DÉMÉA, — Vous me demandez, quand nous avons un Eschinus, pourquoi j'ai l'air sombre? MiCiON. — Qu'a-t-il fait?

DÉMÉA. — Ce qu'il a fait?... Il a pénétré de force dans une maison, il a battu et laissé pour mort le maître ainsi que toute la maisonnée; et cela pour enlever une femme qu'il aimait.

(Acte I", scène 11.)

CTÉSIPHON, ESCHINUS, CALLIDIA, SANNION.

Sannion, battu, — A l'aide, citoyens, venez au secours d'un innocent... Eschinus, je suis marchand d'esclaves.

Eschinus, à Callidia, — Soyez sans crainte maintenant.

(Acte II, scène i".)

SANNION, SYRUS.

Syrus. — Eh bien, Sannion, qu'est-ce que j'apprends là? Tu as eu un petit démêlé avec mon maître?

Sannion. — Je n'ai jamais vu partie plus inégale que celle que nous avons jouée ensemble aujourd'hui : moi cogné, lui cognant, nous n'en pouvons plus tous deux.

(Acte II, scène m.)

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