‹ Le Térence des ducsChapitre 30 sur 44 · CTÉSIPHON, SYRUS · texte numérisé non relu

CTÉSIPHON, SYRUS

Ctésiphon. — Hé! Syrus! où est Eschinus? Syrus. — Ici, au logis; il vous attend. Ctésiphon. — Ah!

Syrus. — Qu'avez-vous?

Ctésiphon. — Ce que j'ai? C'est à lui, Syrus, que je dois la vie.

(Acte II, scène iv.)

CTÉSIPHON, ESCHINUS, SANNION, SYRUS.

Eschinus, à Ctésiphon. — Ah ! te voilà à propos. Je te cherchais. Eh bien, Ctésiphon, tout est pour le mieux. Ainsi, plus de chagrin.

Ctésiphon. — Je n'en ai plus avec un frère tel que toi. O mon Eschinus, ô mon frère!

Sannion. — Syrus, presse-le.

Syrus. — On te payera, n'aie pas peur,

(Acte II, scène v.)

CANTHARA, SOSTRATA.

SosTRATA. — Je t'en prie, chère nourrice, comment cela va-t-il se passer?

Canthara. — Se passer? Quelle demande! Par Pollux! toutira bien, je l'espère.. . Vous vouseffrayez, comme si vous-même n'étiez pas mère.

Sostrata. — Nous sommes seules. Géta même n'est pas ici. Qui envoyer à la sage-femme? Par qui faire prévenir Eschinus?

(Acte III, scène i".)

GÉTA, CANTHARA, SOSTRATA.

Géta. — Violence, misère, injustice, abandon, déshonneur : voilà le siècle ! O scélérats ! ô race sacrilège! ô homme infâme!

Sostrata. — Appelons-le... Géta!

Géta. — Hein!... c'est vous que je cherche... Nous sommes perdus... Eschinus... en aime une autre... il l'a enlevée lui-même publiquement à un marchand d'esclaves... Que ferez-vous?

Sostrata. — Je dévoilerai sa conduite.

Canthara. — Ah ! ma bonne Sostrata, voyez bien ce que vous allez faire.

(Acte III, scène 11.)

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LES ADELPHES

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LES ADELPHES

SYRUS, DÉMÉA.

DiMÉA. — Je suis perdu! Je viens d'apprendre que mon fils Ctésiphon a pris part à l'enlèvement avec Eschinus... Mais j 'aperçois Syrus: je vais savoir où il est. Assurément, ce drôle est de la bande. S'il se doute que je le cherche, le bourreau ne dira rien. Ne faisons pas voir ce que je veux.

Syrus. — Ah ! Déméa, je ne vous avais pas vu.

(Acte III, scène m.)

SYRUS, DÉMÉA, HÉGION.

Déméa. — Eh bien, cette chanteuse est à présent chez vous?

Syrus. — Oui, elle est là dedans.

Déméa. — Comment! Est-ce qu'il va la garder chez lui?

Syrus. — Je le crois; il est assez fou pour cela.

Déméa. — Mais qui est-ce donc que j'aperçois là-bas? N'est-ce pas Hégion? Si j'y vois clair, par Hercule! c'est bien lui.

(Acte III, scène m, suite.)

HÉGION, GÉTA, DÉMÉA, puis SOSTRATA.

Déméa. — Salut de tout cœur, Hégion.

Hégion. — Ah ! je vous cherchais : salut, Déméa. Déméa. — Qu'y a-t-il?

Hégion. — Votre fils aîné, Eschinus, que vous avez donné en adoption à votre frère, ne s'est conduit ni comme un honnête homme, ni comme un homme bien né.

Pamphile, dans la inaison. — Ah ! malheureuse ! Junon Lucine, à mon secours!

Hégion, sortant de chez Sostrata. — Du courage, Sostrata, et cherchez à la consoler de votre mieux.

(Acte III, scènes iv et v.)

DÉMÉA, CTÉSIPHON, SYRUS.

Ctésiphon. — Tu me dis que mon père s'en est allé à la campagne?

Syrus'. — Il y a longtemps... mais tenez...

Ctésiphon. — Qu'y a-t-il?

Syrus. — Quand on parle du loup...

Ctésiphon. — C'est mon père?

Syrus. — Lui-même.

Ctésiphon. — Syrus, que faire?

Syrus. — Sauvez-vous vite là dedans : moi, je verrai.

(Acte IV, scène i".)

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luiardm

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LES ADELPHES

DÊMÉA, SYRUS, CTÉSIPHON.

DÉMÉA. — Que je suis malheureux ! Je ne sais que faire.

Ctésiphon. — Syrus !

Syrus. — Quoi 1

Ctésiphon. — Me cherche-t-il 1

Syrus. — Oui.

Ctésiphon. — Je suis perdu !

Syrus. — Non, soyez tranquille.

(Acte IV, scène n.)

ESCHINUS.

EsCHiNUS. — Je suis à la torture... Comment me tirer de cet embarras ?... Approchons... Je frémis, malheureux, toutes les fois que je me mets à frapper à cette porte. Holà ! Holà ! C'est moi, Eschinus. Ouvrez vite, quelqu'un !

(Acte IV, scène iv.)

MICION, SOSTRATA, ESCHINUS.

MiciON. — Faites, Sostrata, comme vous l'avez dit ; moi, je vais aller trouver Eschinus pour l'instruire de tout ceci. Mais qui donc a frappé à la porte 1

Eschinus. — Par Hercule ! c'est mon père : je suis perdu !

MiciON. — Eschinus !

(Acte IV, scène v.)

MICION, DÉMÉA.

DÉMÉA. — Oh ! vous n'avez pas de honte !

MicioN. — Allons, Déméa, laissez là votre mauvaise humeur, et, comme il convient, montrez-vous riant et gai pour le mariage de votre fils. Je vais le rejoindre, puis je reviens.

Déméa. — O Jupiter ! Quelle vie ! Quelles mœurs! Quelle folie ! Une femme sans dot !

(Acte IV, scène vu.)

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HéljojDujardui,

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LES ADELPHES

SYRUS, DÉMÉA.

DÉMÉA. — Ah ! scélérat !

Syrus. — Oh ! voici que vous commencez vos discours de sagesse.

DÉMÉA. — Si tu m'appartenais, j'aurais soin de faire de toi un exemple pour tous.

Syrus. — Pourquoi? Qu'ai-je fait?

(Acte V, scène i".)

DROMON, SYRUS, DÉMÉA.

Dromon. — Ohé, Syrus ! Ctésiphon te prie de revenir.

Syrus. — Va-t'en.

DÉMÉA. — Que dit-il de Ctésiphon ?

Syrus. — Rien.

(Acte V, scène 11.)

SOSTRATA, MICION, DÉMÉA.

MiciON. — Nous sommes prêts, comme je vous l'ai dit, Sostrata. Mais qui donc a frappé si fort à ma porte ?

DÉMÉA. — Hélas ! que faire? Que devenir? A qui crier? A qui me plaindre? O ciel! ô terre! ô mers de Neptune !

MiciON. — Allons, à toi ! Il sait tout et le voilà qui crie ! La discussion s'apprête : défendons-nous.

(Acte V, scène m.)

DÉMÉA, SYRUS.

DÉMÉA. — ... Cette vie dure que j'ai vécue jusqu'à ce jour, j'y renonce au bout de ma carrière. Et pourquoi? Le fait m'a prouvé qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme que la douceur et l'indulgence. C'est une vérité dont il est aisé de se convaincre par mon frère et par moi.

Syrus. — Hé ! Déméa, votre frère vous prie de ne pas vous éloigner.

DÉMÉA. — Qui est là? Oh! notre bon Syrus! Salut! Où en est-on? Que fait-on?

Syrus. — Tout va bien.

(Acte V, scènes iv et v.)

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