‹ Le terre-neuve; comédie en trois actesChapitre 80 sur 121 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BUl'XIQUE L.

Hein?

Siffle au disque!... Sifile trois fois.

BRUNIQUEL

Voilà!...

Il siffle trois fois.

ANGÉLINA, ouvrant loute grande la porte de gauche, pan coupé.

Et maintenant, la voie est libre!...

BRUNIQUEL

Hein9

L'air est pur, le ciel léger!... Ouste!

BRUNIQUEL, à part.

Ouste!... Elle me flanque à la porte!

ANGÉLINA, à part.

Corbinet sera content!

BRUNIQUEL

Tu me flanques à la porte? Pourquoi?

A.NGÉLINA.

X'étiez-vous pas venu chez moi pour rompre?

BRUNIQUEL

Mais puisque je n'ai pas rompu?

ANGE LIN A

C'est déjà trop, seigneur, de l'avoir essayé !... On ne me lâche pas, moi, mon cher!... C'est moi, qui lâche.

BRUNIQUEL

Ecoute-moi !

ANGÉLINA

Non.

LABERMOL, entrant de droite.

Rudement bon, votre vin, belle dame!

BRUXIQUEL.

Ma Lina!

ANGÉLINA

Inutile!

BRUNIQUEL

Puisque je t'aime toujours.

ANGÉLINA

Faudra-t-il donc employer la force? Soit! (a i.abennol.) Bon sergent!

LABERMOL.

Voyons ! Qu'est-ce qu'il y a encore ?

BRUXIQUEL.

Ah ! Ce qu'il y a ?

Ah!... Vous savez ce que je vous ai dit, vous? Si vous avez le malheur de quitter cette femme-là !...

BRUXIQUEL.

Non. je ne veux pas la quitter.

LABERMOL.

A la bonne heure.

BRUXIQUEL.

Je l'aime plus que jamais.

LABERMOL.

A la bonne heure !

BRUNIQUEL

C'est elle, qui ne veut plus de moi !

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