‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 111 sur 185 · Procès de Le Bon> t. I, ft · texte numérisé non relu

Procès de Le Bon> t. I, ft

mâles et femelles, qui, en 92 et 93, n'ont pas assisté aux messes des prêtres constitutionnels, sottise nécessaire de ce temps-là ' ».

Joseph Le Bon revenait à Àrras, content de sa journée; lorsqu'au sortir du village il aperçut Alexandre Payen, fei> mier à Montenescourt, qui venait coucher chez M me Jean Payen sa fille. On lui demande : « Où vas-tu? » — « A Neuville. » — « Descends. » — Je descends de mon cheval. — « Ton portefeuille ?» — « Le voilà. » — « Tes poches ?» — J'ôte mon habit ; ils le prennent. — « Marche, à présent. » — Galand monte sur mon cheval, et je suis à pieds, sans habit. On rencontre un autre fermier : « Oh! oh ! voilà encore un de ces fermiers à grosses bottes ; à bas ». On lui fait la même cérémonie, et on l'avait faite, avant moi, à un troisième. Nous arrivons aux portes d'^rras : je vois un garçon que je connaissais, je lui dis : ce Tu auras soin de m'apporter à manger, car je vais être dedans ». Le Bon l'aperçoit; il entre en fureur , menace de me brûler la cervelle et fait arrêter celui à qui je venais de parler. Plus loin (rue Saint-Jean-en-Ronville) , il aperçoit la citoyenne Gamonet (femme de l'ancien receveur général) à la porte du citoyen Izambart. Il la fait arrêter et marcher avec nous. On nous conduit au département avec chacun cinq à six fusiliers pour nous garder ; on nous fouille, et je me suis aperçu qu'on a poussé l'indécence jusqu'à faire ôter la chemise à la citoyenne Gamonet 2 ». Un membre du comité de surveillance la couvrit de son manteau. Tous les prisonniers furent écroués aux Baudets. — Le 7 ventôse, Le Bon compléta son œuvre en

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