‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 179 sur 185 · Archives départementales · texte numérisé non relu

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tellement assurée, qu'il dit le lendemain à la Société populaire : « Nous le tenons, ce scélérat de Dauchez ». Quelques jours plus tard, un accident de Toiture força le représentant à s'arrêter rue Saint-Jean-en-Ronville , vis-à-vis la maison du prisonnier. Pendant qu'on mettait des cordes en réquisition pour raccommoder l'équipage , Le Bon demanda : « N'est-ce pas là que demeurait Dauchez ? » Et sur la réponse affirmative : « Vive la République! s'écria-t-il r cette maison est à nous ; la tête de Dauchez tombera dans deux jours * ».

l. L'attente de Le Bon fat trompée. Le 30 germinal (19 avril), à deux heures du matin, Dauchez fut déposé à la Conciergerie ; il entendit l'un des geôliers dira en passant près de son cachot : « Pour celui arrivé la nuit dernière, rien ne presse ; c'est pour demain à la guillotine ». 11 s'appliqua ces paroles. Néanmoins, dans la journée, on le réunit à onze prisonniers : président, conseillers et avocat général de la chambre des vacations du Parlement de Paris. Le lendemain, jour de Pâques, vers neuf heures du matin, on vint chercher ses compagnons de captivité qui ne devaient plus reparaître. . . Jugés et condamnés, à deux heures ils avaient vécu ! Dauchez se préparait à mourir ; mais Fouquier-Tinville, en présence d'un verdict d'acquittement si récent, avait reculé devant des poursuites immédiates. Il fit transférer Daucbez à la prison du Plessis... Le 9 thermidor arriva, et un mois après, sur la réclamation de Merlin de Douai, le Comité de sûreté générale rendit Dauchez à la liberté. — M. Dauchez fit partie du Conseil des Cinq-Cents.

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