‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 3 sur 185 · Lettre de M. H. Lefebvre · texte numérisé non relu

Lettre de M. H. Lefebvre

4es jpètm 8* 4f§ Ift^i IWfPBb le Ban apprit à Fétet ecf^siastiqftç, Çp*x qpi J'opt cçpi# * petite époque dç m vie

jftcççrdent à dip? qWU était 4$?ftué * s<ro ftat, «mmis 4 la r^glç et sincèrement religiflm, ï,e ^Bérioflr .4» ft&H4g« 1*1 tfrpoigoait uh vif *tt4f&fiipeipi. &g Bare*& ayant easayé à? le retenir auprès 4'^* pend&at J$s Y»»nçeg qu'il payait à Arras : « La fermeté qw TOBS ve»e? 48 lP«Pii»t lui éwi*ftit Iç ^yç §wri&t, n§ çjalgie p%§ tout©* m$si inqntétadiss, Je R'aur^ 4$ repo§ qp'&prè* toi*B 4¥Qir §«fer^^sé ». On n publié qqpjquqs lçttres qne Le Çqh ^4^P«ft S» «$ ten?pH* ftdeil* do se# ançieps élève^ * j ellg§ c^qftrfla^t m ténifcigîiage &*<* rable. « Aye« tçujsurp 4wn* lai yeux Ja glm?$ de Die» et l'utilité dq proçbaip. *t? Jfe vey§ a.YSHglez paaf fin? Isa ©an* quemepfô l^Çers £ la r§gle s c'est 4an$ l'observance GMûtq des petitesi phose? qw Vpb s'gsgfss & te pratique desplm graudeSjT-t Craigne? 4ç vqps livrer trop & Y#t?fi ijnagiMtioaj la vertu n'est point le fruit des extases et des ravia$epien&, c'est une çqnstance 4 remplir nog devqjpfli qui provient 4'»ne attention fidèle k reconnaîtra les bienfcit* à& Dieu en coopé-r fiant à ses vues d'amour et de miséricorde.., » Tels sont le* conseils qu'il donne à ses jeuneq amis, rr- Le 12 décembre 17{J8, partant porçr Màcon, où il m regevair le diaconat § « Il n'est pas besoin, leur éc* |t-il, cpie je me recommande à vos prières j vous savez combien elles me août nécessaires, distrait surtout, cojnme je suis, par tint 4@ mua et tant de l^sogne. 9

Joseph Le Boq ensçjgnait alors Ja rft£tp?|que Q % 4t*ft *& joint à la direction du pensionnat. Il est vraisemblable que ces occupations multiples l'empêchèrent de se préparer au sacerdoce par des étnflÇS théQjqgiqpes SfriçV 15 ^ qui ^raient for»é uu caatflerpaîds utile aux entraînements de son iw*> gination. La correspondance à laquelle nous avons fait quel-

X. Joseph Le Bon dans sa vie privée et dans su oarwèr6 politique, 1361.

que» éinpruntd porte 1* trace de eot esprit philosophique qui, du XVIII* fcièôlej éhervait le» croyances et tendait 4 aubÉtitiier aux doctrine poéitWeg du fcathêlid&në la profés-' sion dé foi ducroire Gauoyéfrdi C'est ainsi, par êiétnplë, que pour exciter Seé disciple^ à la tfeftu, il s'attache à Iéti* démontrer qocràme estimtdortelte, et il ajouté : « Médite* cet argument; il est dans le g&ht de ceux que je tous ai îaitâ quelquefois, et ils vous graissaient incontestables >*.

À peine âgé de Vingtainq ans, Joseph Le £00 fut ordonné prêtre, au* fêtes de Noël de 1789> par Charles-Maurice dé TâlleyrancM?érig©i*d, nommé récemment éVêque d'Autan. San» la première ardetir dé son iète, et peut-être aussi pa* un effet de soft exaltation naturelle, il songeait à partir pour lefc mission»i « Je l'ai revu r lisons^nous dans la lettre pa£ bûus citée ', prêtre de l'Oratoire et prêtre ferverit; dans une vi&ite qu'il fit à Juilljr, il nous fit même augurer pour lui nn avenir de missioùnaire aux régions lointaines. fc

L'agitation produite dams les esprits par les premiers symptôme* de la Révolution française, fit* bêlas I évanduir ce» projets et poussa Le Bon dahs une direction contraire. Il avait d'abord. paru ne «occuper des événements que porar en plaisanter. « On se remue fort dans ce pays^ écrivait^ h Vooeasion des Étate* Généraux ; lès Beaunois ont fait deux otf tréte écrite pitoyable», tfèra{)lià de fautes de français, et ont bien fait rire & leurs dépdiis. » Hais bientôt, sortant de sa rfetfaàte, il se li» aveeles gens qui se remuaient) s'attacha ouvertement aux idées nouvelles et perdit en affection auprès de se* coûfrères ce qu'il gagnait en popularité dans 1* ville* ^- Uft incident fâcheux, que fit naître la politique, rendit la rupture complète. C'était en mai 1 790 ,* la ville de Dijon célébrait une fête patriotique et préludait à la grande fédération du, 14 juillet.- Quelques rbétoriéiens du pdn-

l. Lettre de H. H. Lefebvre.

sionnat, enflammés d'un enthousiasme auquel leur professeur n'était pas étranger, s'échappèrent après la messe et partirent pour Dijon. Vivement réprimandé, Joseph Le Bon poursuivit à pied les fugitifs, se procura^une voiture à Nuits, les gagna de vitesse et réussit à les ramener. Mais en rentrant au collège, irrité des reproches qu'on lui avait adressés, il mit en pièces ses insignes d'oratorien et déclara qu'il cessait d'appartenir à la Compagnie. Néanmoins, il ne quitta pas l'Institution immédiatement. « Ne vous imaginez pas, écrivait-il le 4 juin 1790, que j'appelle malheur la position où je me trouve : setil avec Dieu et ma conscience, je n'en sens que mieux que la vertu est le premier des biens et que la fortune n'a aucune prise sur un chrétien véritable. Tranquillisez-vous ; je rentrerai ou je ne rentrerai pas : je suis également disposé à l'un et à l'autre parti ; mais, quelle que soit la décision des Pères du Conseil, elle n'altérera jamais mes sentiments pour une Congrégation où j'ai pijisé les principes de la justice et de la sagesse. Je ne saurais en vouloir aux hommes de ce qu'ils ne m'ont point connu. Imitez en cela mon exemple, et souvenez-vous que, dans tous les temps, les hommes vertueux ont été en butte aux persécutions. »

Les excuses que cette lettre laisse supposer ne parurent pas suffisantes aux chefs de la Congrégation. Le 6 juin, le P. Sauriat donnait acte à Le Bon de sa démission : « Monsieur, le Conseil m'a marqué que vous vous étiez rendu justice ; il s'occupe des moyens de vous remplacer. La communauté et moi, nous avons pensé que nous n'étions pas partie capable de vous réintégrer dans le corps. — J'ai l'honneur d'être votre très-humble et très-obéissant serviteur, Sauriat, prêtre de l'Oratoire * . »

Joseph Le Bon, sans position et sans ressources, trouva

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