‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 67 sur 185 · Archives départementales · texte numérisé non relu

Archives départementales

dierai copie d'une quarantaine de mes actes depuis les dernières écritures '.»

Autre lettre au Comité : « Avez-vous lu la fameuse loi sur les tribunaux militaires dont le comité de la guerre Tient de présenter les articles ? Je tous engage à en prendre connaissance. Pour moi, je vous l'avjoue, je tremble devant les décrets de dix pages. Les prisons s'engorgent, et cette loi volumineuse ne me paraît guère propre à les vider. D'un côté, l'innocence souffre de l'air infect de la plupart des maisons d'arrêt ; de l'autre , la guillotine perd sa proie, attendu que plusieurs grands prévenus meurent entre les bras des geôliers 2 . »

Le tribunal criminel pouvait seul empêcher la guillotine de perdre sa proie ; mais ce tribunal semblait regarder comme non avenu l'arrêté par lequel Le Bon l'avait autorisé à juger révolutionnairement tous les délits politiques : s'il consentait, en dehors des cas pour lesquels il avait des attributions, à statuer sans jury sur le sort de quelque prévenu, il se contentait d'appliquer la peine delà déportation. Il prononçait, en somme, plus d'acquittements que dç condamnations. — Le 17 nivôse (6 janvier 1794), jugeant révolutionnairement, il avait condamné à cinq ans de réclusion un vieillard de soixante-dix-sept ans, M. Boniface de Mailly, qui avait voulu faire sonner le tocsin et armer le peuple pour détruire « les brigands » qui l'arrêtaient, et qui avait manifesté le regret de n'avoir plus ses forces pour tuer cinq à six de ces scélérats. — Le surlendemain, il avait acquitté .un notaire de Montreuil, Nicolas Bâillon, prévenu d'avoir dit « qu'il attendait le retour des anciennes lois et la contre-révolution». — Le 24, il avait encore acquitté six accusés, parmi lesquels deux bénédictins et un chartreux, que Ton avait

l. Archives de l'Empire.

*. Lettre du 19 pluviôse. 2e Censure, p. J., 31, et greffe d'Amiens.

j&trebé fr impliquer daps Yàffzmdelp. Pet*t*-Ye»dée. A la même audience, il avait rendu à la liberté Bawtboitf^-der- .yapt prëlze, procpreur^^udic du f<UsUûct de Mo&trpuil, qu'une ^correspondre <avecjte député JUwr&t ?Ya&foit£U&pecter [de fédéralisme et doRt Le jBoplajrtgéme a#aitojxU>nné la mise ^n jugement. *

U#e peule condamnation à mort avait été prononcée en pivâse; elle avait frappé, le 20 £e ce «mois, Louis-Josqph Pudique (21 ans, né à S&int-Omer), .frmUut an tribunal ^en yertu de l'arrêté «suivant : « Joseph he Bon, vu 1$ rapport duconaité desurv-eill^ncedeSaiat'Oiner et les pièces jointes, — arrête que le nommé Deldique, hussard au 9° régiment, Revenu 4e royalisme et 4e manœuvre* qG>atre-rév»iutipnnaves, -sera, à JLa diligence 4e l'agont national preste district de Saint-Omer, tw^it dans Je* vUyjt-qwtrt few^s au tribunal -criminel révolfrtftpppairç à Arros, le jKçppéaôjrtaiit du peuple #e jcbçrgeani ^adrc^ser içs pièces à l'^ccitsateur public, A Bétfaune, ce 7 pivôse a>. — Deldûjue avait écrit en août 1 792 : « Que d'horreurs les factieux ne #wmette>ntils pas! fNon contenta de mettre la capitale <ep tpoudte pour ôterlfi TÙeçupieilleur des fiois ) etc. pi Cet étygeide jLonisXVI le fit déclarer partisan 4p 1? royauté /et immoler s^r J'écha-

L'in,er#e 4» trpbnnal pami^^it teuM* à J* peaiate qçfil avait de se cooip^oaiettre ## sorjtw* <te la légalité- *L'w£té pris par Le Boi* le £9 brumaire n'avait poiat reçu ^approbation formelle jdu Comité de salnj public. Déj£ le représentait, de qopiert avec Dijquesnoy, s'était plaint dp^Upoce ga^dé par le Comité l . JLe $5 **irôse (14 JApyûp), U réitéra çps instances <àpp sijjet #rç Comité <fc ^sa^it public :

« Votre circulaire avx ^résepta#|^s ev nu^s^pn bJ4#*£, avec raison sans doute, l'établissement des comités centraux,

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