‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 78 sur 185 · Procès, t. I, p · texte numérisé non relu

Procès, t. I, p

commissaire aux émigrés II était frère du tice-président du district.

Galànd (Louis-François-Joseph), habile procureur au Conseil d'Artois (1780), avait obtenu en juillet 1790 la place de secrétaire-général du département, aux appointements de deux millecinqcentsliyres.il apposa sa signature à l'adresse royaliste du 26 juin 1792. Les patriotes avaient un autre grief à lui reprocher : lorsqu'on supprima les charges de procureur, Galand foula aux pieds, dans un moment de colère, son habit de garde national. Il fut néanmoins maintenu dans son emploi au département par les administrateurs de 1793 et s'efforça de faire oublier sa conduite passée. Le Bon, qui avait apprécié son intelligence et ses connaissances pratiques comme secrétaire-général, remmena avec lui dans sa tournée à travers le département, l'attacha à sa personne et le nomma plus tard greffier en chef du tribunal révolutionnaire de Cambrai.

Dartus et Quingnard étaient employés dans les bureaux du département.

Gilles (Pierre-Guillaume), horloger, nommé membre du conseil général de la commune le 1" avril 1798, puis commissaire aux prisons, se distingua par sa cruauté envers les* détenus.

Asselin (Augustin-Joseph) avait été envoyé au département, après le 10 août, par les électeurs de Sain t-0 mer. On lisait sur la porte de son bureau : « Nul n'entre ici sans certificat de civisme ». Asselin fut placé par Herman, le 22 germinal, à la tête du bureau des émigrés au ministère de l'intérieur.

Varnier (Marie-David, 29 ans), né à Chàlons-sur-Marne, professeur à l'Oratoire de Beaune, secrétaire de Le Bon au Comité de sûreté générale, juge à Boulogne, puis à Saint- Pol, avait été appelé par Le Bon, le 29 nivôse, au district d'Àrras,

Bloxdel-Pettt (Loré-François-Joneph), der, était meabre du eoaûté de surveillance.

Plasés (Jean-Paulin) ,i da comité de surveillance ; Le Bon lavait ensuite placé, comme notable, dans le conseil général de la commune.

Dasel (Alexandre) s était frit nommer, en 1793, chirurgien des prisons et médecin-adjoint à l'hôpital de l'Égalité,

Bacquetoxe (Niecrias-Liérin), garçon meunier à l'hôpital militaire, avait été chargé par Gollombel et Letoorneur, représentants à l'armée du Nord, de parcourir la campagne afin de réunir les soldats débandés. L'ardeur de son patriotisme lui fit confier la surveillance des moulins delà ville et les moutures pour les subsistances militaires.

Tassih (Louis-Géry), guetteur de la Cité, était devenu soldat de police, avec traitement de six cent cinquante livres par an.

Paih (Pierre-Ghislain) avait inutilement sollicité le même emploi ; il y fut promu sur la recommandation de Le Bon. La Convention nationale lavait félicité de sa belle conduite : il avait arrêté M. Flahaut, accusé de distribution de faux assignats , au moment où il s'enfuyait de la prison du Rivage. Pain était constamment ivre.

Saint-Remy (Claude-François), aubergiste au Petit Saint- Pol, Dahten (Pierre-Louis), né à Nurlu (Somme), chef de cuisine chez Saint-Remy, Boizard (Sébastien), ancien chantre à la Cathédrale, siégeaient au comité de surveillance. Le Blond (Antoine-Gabriel), marchand d'étoffes, présidait ce comité. Saint-Remy et Danten siégeaient aussi au conseil général de la commune.

Nous verrons bientôt ces quatre jurés apporter de la résistance & la tyrannie de Le Bon, s'exposer ainsi à l'emprisonnement ou à la proscription et donner naissance à l'opposition sous laquelle, avant le 9 thermidor, le proconsul succombera .

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La plupart des jurés étrangers à Arras étaient pris par Le Bon dans les corps administratifs réorganisés révolutionnairement: Flambnt (Joseph), marchand brasseur et directeur de la poste à Saint-Pol, était administrateur du district et présidait le comité de surveillance ; — Vasseur (Lamoral), bel-oncle de Le Bon, faisait partie du comité de surveillance et du conseil général de la commune ; — Régniez (Louis), beau-frère de Le Bon, était secrétaire de ce comité et membre du conseil général; — Helle (Joseph), oncle de Le Bon, siégeait au district et au comité ; — Flament (Aimable) était membre du conseil général de la commune et du comité de surveillance ; — MiENNÉE(Procope), officier de santé, avait été chargé par Élie Lacoste et Peyssard d'organiser dans le district de Saint-Pol les comités révolutionnaires ; viceprésident du comité de Saint-Pol, il avait siégé au district jusqu'au jour où Le Bon l'avait nommé maire ; — Danvin (Joseph) faisait partie du district. — Boilly était menuisier à Frévent.

Les jurés de Béthune appartenaient tous au district : Leroulx (Antoine-Joseph), marchand à Béthune, avait été appelé par Le Bon à présider cette administration ; — Clément, Duhautpas et Gouliart en étaient membres et Beugniet secrétaire. Gouliart fut nommé, le 22 prairial, juré du tribunal révolutionnaire de Paris.

Saint-Omer comptait sur la liste des jurés : Turlure (Alexandre-Joseph), du district, génovéfain défroqué, curé constitutionnel de Duisans en 1 792, marié à une cousine de Le Bon; — Toulotte, président du club des Montagnards ; — Vallé, du district ; — Dupuis, président du comité de surveillance. — Colin était maire de la ville d'Aire.

Nommons encore LEVEL,de Rivière, qui avait voté la mort de M. de Béthune ; — Pajot-Berly et Baudoin, administrateurs du district de Bapaume; — Lefervre, de Béhagnies, membre du conseil de département; — Bémy (Richard),

greffier du tribunal de Bapaame et voleur de grand chemin : pendant l'hiver de 1791, il avait attendu dans le bois de Vaux un fermier de Baralle, Jean-Baptiste Grottard, et lai avait demandé la bourse ou la vie ' .

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