‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 90 sur 185 · Lettre du K> nivôse <p«/)ra · texte numérisé non relu

Lettre du K> nivôse <p«/)ra

iû6*mètB rèwl&^n$ifâs, ete. fille «e parte piu* 4e* 4rihfto&u* eriaiiaelB «ite ta réquisition periaa?*eii*e ^ wtoi*rë*à juger réfcoJufoimwrement les délita wubre h cJtase

« Je vous déolare 91e catui 4a f a^der^Ww <eet de ce nombre, que je vous en ai préveoUs dra$ Je temps, que val** n'avez pourt eoMredit , qu'un oantrdroe* vws «m& paru y applaudir.

a M inckez-tnoi fi <ee tribunal dnift maintenant ae borner à remplir ses fonctions aux époques et de la manière qu'il tas rempfisaiét avisât mon arrêté. Je le Laisserai item sa peraanenee réviolationHarire jusqu'à contito*ordbre x . y

Le flwaité de salut pnblic se #arda bien deiilerer à Le Bm. r instrument principal du gouvernement ifcyointKNtMwre* il ha «répondit le M) ni<râ*e (24 janvier) :

« Les représentants du peuple, membres du Cojftflrê 4e Bfûut publie, aux eitoyens DHqtoeemoy rt Le B*, *ép*ésentfrote du peuple *mhb le départe«eo* *ta Pa^ntef-Gûlàis, à Béti*ne.

* Vans avez Autorisé , citoyens collègues , île tribu»al criminel du Pas-de-Gaiaàs à juger itëvoiutèopuftiremeni ies ccfltttre-révokitionnaireB.

« Le* décrète des représentants du feu^e doivent,, «aux termes des décrets, avoir force de loi.

« n est des circonstances Mir AtmuBtill consiste * ptèftdre des mesures esfraordiuaireraent promptes.

« SteHeB ep&t «eelles oh *e trouve la République.

« L'innocence ne peut être trop tôt absoute ; te crime Irop tôt puni !

« ,Salut et fetfprjwté.

(( Les membres du Comité de salut public «barges de la tœrirespbiid&nce, BiLLAtJD-VÂfttawES, CbLLOT-n'HteRBOis 2 ».

Joseph Le Bon 3tait rassuré. Pour dissiper entièrement les objections qne le tribunal opposait à son ardeur, il confirma les pouvoirs que le président Beugniet avait reçus provisoirement et nomma substitut de l'accusateur public Adrien-Joseph-Fleury Potier (26 ans), ancien capucin, administrateur du district de Bapaume ' .

Le tribunal criminel commença le 12 pluviôse (t w février) à juger sans désemparer les prévenus de délits contre-révolutionnaires. Un épicier d'Àrras, J.-B. Héquet, comparut le premier. « Dans une lettre au curé de Berles, il .avait témoigné du mécontentement au sujet du décret qui ordonnait la déportation des prêtres assermentés. » Malgré les recommandations de Darthé, chef du parti des Terribles, le tribunal, considérant que la lettre incriminée était antérieure à la formation de la Convention , osa acquitter Héquet.

Ghislain Héroguet, curé d'Épînoy-lez-Cambrai, avait dit « que la République ne pouvait se'soutenir ; qu'il ne croyait pas au succès des armées françaises ; que la Convention était composée de voleurs qui s'emparaient de biens qui ne leur appartenaient pas ». Il obtint un sursis.

Bertin Gœusse, préposé à l'exercice du Gros de Saint- Orner, avait reçu une lettre datée du 7 février 1792, dans

1. « Considérant que les représentants Elle Lacoste etPeyssard ont nommé le citoyen Beugniet pour remplacer provisoirement le citoyen Herman président du tribunal criminel du Pas-de-Calais appelé au tribunal révolutionnaire à Paris ; — Considérant que ledit citoyen Beugniet n'a pas démérité la confiance publique ;

« Déclare que ledit citoyen Beugniet doit continuer ses fonctions en remplacement du citoyen Herman.

« Considérant que l'accusateur public prés le tribunal criminel ne peut suffire à son immense besogne ;

« Arrête que le citoyen Potier, administrateur du district de Bapaume, lai sera adjoint en qualité de substitut et aura pour traitement les deux tiers de celui fixé pour ledit accusateur public ; requiert ledit commissaire Potier d'entrer de suite en fonctions. » — Greffe d'Amiens.

laquelle on lai écrivait : « Il faut espérer que cela finira et que l'ancien régime reviendra. » Le tribunal fit un nouvel acte de justice en acquittant le prévenu.

Le 18 pluviôse, six habitants d'Aire: Herman, notaire, et sa femme; Thomas, marchand de tabac ; Blondel, chapelier ; Elisabeth Plunkette et Werbier d'Àntigneul, eurent à se défendre d'avoir tenu des propos fanatiques et contre-révolutionnaires. Six acquittements furent prononcés. M. de Werbier, ex-noble, fut seul retenu en arrestation.

Une fille de boutique de Dunkerque, Catherine Lécluse, était accusée « d'avoir écrit une lettre tendant à avilir la nation française ». Jugée le 22 pluviôse, elle fut acquittée.

J.-B. Badolier, curé constitutionnel de Saint- Venant, avait « voulu, par ses propos, propager le royalisme ». Il obtint un sursis.

Décidément « la guillotine perdait sa proie ». Une occasion solennelle amena bientôt Joseph Le Bon à établir sur d'autres bases la justice révolutionnaire : nous voulons parler du procès du comte de Béthune. Le nom de la victime, la longueur et l'illégalité de la procédure, l'iniquité de la condamnation, la barbarie de l'exécution, tout contribua à donner à cet assassinat judiciaire une importance spéciale.

Adrien- Joseph- Amélie -Ghislain , comte de Béthune * (56 ans) avait entrée aux États d'Artois. Maréchal-de-camp et chevalier de Saint-Louis, il s'était retiré du service militaire en 1 784 ; il habitait tantôt son hôtel, à Arras, tantôt les châteaux de Pénin, près d'Aubigny, et de Steenworde. Le comte de Béthune fut inscrit sur la liste des émigrés; il présenta au département des documents qui prouvaient sa résidence en France, notamment un certificat qui constatait que, du 4 mai au 10 décembre 1792, il

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