Procès de le Bon, t. I, p. 45, 163 et
doirie *. — Qu'était-ce, hélas! que la loi? — Qu'était-ce que la vérité? — Au sortir de l'audience, on ayait tu Le Bon montrer le poing au défenseur de M. de Béthune ; on Tavait entendu s'écrier lorsqu'il descendait les degrés du tribunal : « On n'ose condamner H. le Comte ; mais je Tiens de donner des ordres en conséquence 2 . — La loi disait « Non »; un arrêté du représentant dira « Oui ». — M. de Béthune n'a pas émigré ; les administrateurs du département, les. uns avides de ce noble sang, les autres, dociles comme des valets de bourreau, déclareront que l'émigration de Béthune est un fait constant. — Les gestes et les paroles de Le Bon n'étaient pas une vaine menace. Excité par Gaubrière et Darthé, il commença par ordonner l'arrestation du défenseur officieux :
« Joseph Le Bon, considérant que le nommé Ledueq, défenseur officieux de tous les conspirateurs, après avoir fait aujourd'hui le serment de n'employer que la vérité pour, la défense de Béthune-Pénin, son client, a produit effrontément aux jurés, dont plusieurs nés à la campagnes étaient moins versés que lui dans l'étude des lois, des certificats de résidence qu'il ne devait pas ignorer avoir été annul/és par la loi du 28 mars 1 793 (vieux style) ; qu'il n'a pas rougi de donner lesdits certificats comme une preuve légale, et d'induire ainsi la plus grande partie du juré en erreur pour sauver un des ennemis de la Révolution ; considérant qu'un des jurés a déclaré même hésiter dans son opinion, à moins qu'on ne le tranquillisât sur la validité ou l'invalidité desdits certificats ; considérant que déjà dans toutes les manigances ourdies pour arracher à la guillotine l'iufàme Flahaut, ledit Ledueq n'a pas refusé son ministère, et que les fauteurs dudit Flahaut 3 adressaient audit Ledueq l'arrêt de cassa-