‹ Le Test Cutané d'Hydrophilie Chez la Femme EnceinteChapitre 21 sur 24 · DJ · texte numérisé non relu

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cette étude, mais les circonstances nous ont malheureusement obligé à abréger notre travail.

4° Il existe dans l'organisme un équilibre extrêmement stable entre les différentes substances minérales. Or, il y a entre ces différentes substances minérales une sorte d’antagonisme : les unes sont hydratantes, les autres déshydratantes. Lorsque l’une diminue, et que son antagoniste augmente, il se produit une modification dans les propriétés humorales qui a pour résultat de déterminer des déplacements d’eau.

\u cours de la grossesse, il y a des modificalions inportantes qui se produisent dans la proportion des différentes substances minérales entrant dans la composition de l'organisme. Nous avons déjà cité la rétention du chlorure de sodium surtout pendant les trois derniers mois. I y a foalement une augmentation de la chaux dans le sang. Bar et Daunay ont trouvé o gr. 051 de chaux pour 1000 de sang au lieu de o gr. 03 pour 1000, quarante et un jours après la grossesse. Cette désassimilation calcique, parfois très prononcée, se traduit cliniquement par des phénomènes atteignant souvent le domaine de la pathologie.

Il y à donc au cours de la grossesse un trouble de l'équilibre minéro-minéral qui peut permettre également d'expliquer la soif d’eau des tissus.

Nous ne voulons pas insister davantage sur ce

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sujet, notre but n'étant pas d'étudier cette question si vaste et si complexe de la pathogénie des œdèmes le la femme enceinte, mais ayant constaté que l'organisme de celle-ci présente dans un grand nombre de cas une avidité prononcée pour l’eau, nous avons eu la curiosité de nous demander quelles étaient Îles modifications apportées par la grossesse, susceptibles de déterminer cette soif d’eau.

Nous avons signalé que cette soif d’eau des issus ne commençait à se manifester, semble-t-il, que vers la fin du 5° mois. C’est du moins ce qui parait se dégager de l’examen des résultats obtenus. Au cours du 5° et même du 6° mois, le raccourcissement du temps de disparition est, en effet, moins prononcé qu'au cours des 7°, & et 9° mois. Quant aux résultats obtenus dans le 4° mois, ils sont normaux. Mais nous n'’oserions cependant fixer d’une façon ferme à cette période le début de la manifestation de cette avidité pour l'eau, estimant que nos recherches ont porté à cette période de la gravidité sur un trop petit nombre de sujets.

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Nous avons dit également que le nombre des grossesses ne paraissait pas avoir une influence

sur le test. Pour une période donnée, les résultats sont en effet semblables chez la primipare et

chez la multipare.

Enfin, nous avons signalé que l'étude des différents temps de résorption obtenus nous a donné

heu à certaines constatations et ce sont celles-ci

que nous allons maintenant envisager.

1° Nous notons tout d’abord la diversité des

résultats obtenus chez des femmes qui sont à la même période de la grossesse; c'est ainsi par exemple, qu'au cours du 9° mois, chez certaines, le temps de disparition est de 15 minutes, alors que chez d’autres il est de 30, 35, 4o minutes, il fut même trouvé de 50 minutes chez deux femmes sur trente-deux. Donc, à une période donnée de la grossesse, l’avidité des tissus pour l'eau est variable d’une femme à l’autre; il y a des conditions individuelles qui interviennent suivant que dans l'organisme existent ou non les causes que nous avons énumérées el suivant que ces causes, quand elles existent, onÿ une intensité plus ou moins grande.

2° Chez certaines femmes dont le test était rac-

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courci d’une façon très prononcée, bien qu'à ce moment-là, elles n'aient pas été œdémateuses, nous avons observé par la suite l'apparition d’ædèmes. C’est là une constatation beaucoup plus intéressante et dont voici quelques preuves :

Il s’agit d’une femme enceinte de 5 mois qui, vue à la consultation du 28 juin 1926, et qui, ne présentant aucun œdème apparent, avait un temps de disparition de 20 minutes. Un mois plus tard, soit le 30 juillet, cette femme revient à la consultation et présente cette fois des œdèmes des membres inférieurs. La pression du doigt imprime très nettement le godet caractéristique. Un test pratiqué ce jour, donne un temps de disparition qui est sensiblement le même; nous avons en effet noté 17 minutes; mais nous ne considérons pas qu'il faille attacher d'importance à ces trois minutes d'écart.

Nous n'avons pu suivre cette femme jusqu'à la fin de sa grossesse, ayant été dans l’obligation d'interrompre nos expériences pendant un certain temps, mais nous avions prié un de nos camarades de la prendre en observation et nous avons ainsi appris que les œdèmes n'avaient fait que s’accroître, qu’à la fin de sa grossesse, cette femme présentait également de l’œdème des membres supérieurs, les mains étaient très gon-

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flées, et, à aucun moment, il n'y a eu de traces d'albumine dans ses urines.

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Femme enceinte de 5 mois. Le 26 juillet 1926, alors quelle ne présente aucun œdème le test est de 25 minutes. Nous retrouvons cette femme au mois de Novembre; elle est arrivée a terme de sa grossesse et présente alors des œdèmes très marqués des membres inférieurs, plus discrets des membres supérieurs, suffisamment prononcés cependant pour que la femme lait remarqué ellemême à ce fait qu'elle ne peut plus retirer son alliance qui auparavant sortait très facilement. Le test pratiqué le 19 novembre 1926, montre un temps de disparition qui est de 20 minutes.

Femme enceinte de 3 mois. Le 19 novembre 1926, nous voyons cette femme pour la première fois à la consultation. Elle ne présente aucun œædème. L'injection intradermique de sérum physiologique montre un raccoureissement très marqué du temps de disparition puisqu'il est de quinze

minutes. En raison des constatations que nous:

avions faites précédemment et espérant assister à l'apparition des œdèmes, nous prions cette femme de revenir une dizaine de jours plus tard. Elle se présente de nouveau le »g novembre el nous eons-

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fatons qu’en effet les œdèmes apparaissent : il existe un œdème malléolaire léger mais cependant évident. Le test = 15 minutes. Nous lui demandons de revenir encore huit jours plus tard et le 6 décembre, elle revient avec cette fois des œdèmes beaucoup plus marqués des membres inférieurs et un léger gonflement des mains. Le test, pratiqué ce jour, donne un temps de 20 minutes.

Donc, dans un certain nombre de cas, le raccourcissement du temps de résorplion a annoncé l'apparition d’œdèmes. Mais il est à noter que dans d’autres cas où nous avons trouvé un raccourcissement aussi prononcé de ce temps, nous n'avons constaté l’existence d'aucun œdème du moins apparent. C’est le cas par exemple des douze premières observations rapportées, dans lesquelles nous avons trouvé des temps de résorption de 15 à 20 minutes sans que par la suite, nous n'ayons constaté un gonflement œdémateux.

Nous avons pesé quatre de ces femmes (observations 4, 7,9 et 11) à plusieurs jours d'intervalle pour voir s'il n'y aurait pas une augmentation de poids imputable au développement d’œdèmes profonds. Nos recherches à ce point de vue ont été négalives; mais il est à remarquer que nous nous adressions à des femmes arrivées au terme de leur grossesse et qui, d'emblée, présentaient un temps de résorption très court; nous pouvions donc nous demander si le poids constaté n’était pas supé-

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