‹ Le Test Cutané d'Hydrophilie Chez la Femme EnceinteChapitre 5 sur 24 · AR · texte numérisé non relu

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cas de néphrite hydropigène chez des enfants. Leurs recherches portèrent sur seize cas et leur permirent de conslater que le raccourcissement du temps de résorption de la boule d’œdème est parallèle et proportionnel à l'intensité de l’épanchement. Donc, non seulement ce temps de résorplion est d'autant plus court que l'œdème est plus marqué; mais encore, un raccourcissement ou un allongement du temps de résorption permet de prévoir la formation ou la disparition des œdèmes. C'était établir la valeur pronostique de cette intradermoréaction.

Au cours de ces recherches, Aldrich et Mac Clure notèrent et insistèrent sur ce fait que le raccourcissement du temps de disparition était parfois considérable et pouvait se réduire à quelques secondes.

Reprenant les études précédentes, un autre auteur américain, Baker, fait au moyen de cette intradermoréaction les mêmes constatations et trouve du préœdème dans soixante-dix cas chez des enfants gravements infectés et presque tous atteints de scarlatine ou de diphtérie. Ayant noté le raccourcissement du temps de résorption de la boule d’œdème, il attribue cette réduction à une participation active des lissus dont l’activité hydrophilique est augmentée par l’intoxication même sans que les reins soient touchés.

En France, Paul Chevallier et Stiffel étudient

à leur tour lä question et font à ce sujet, le 14 novembre 192, une communication à la Société de Biologie de Paris. Ce sont, à notre connaissance, les premiers auteurs à avoir publié, en France, les résultats des recherches effectuées au moyen de cette épreuve.

Îls constatent, eux aussi, une résorption plus ou moins accélérée de la boule d’œdème suivant l’appétence générale des tissus pour l’eau. Pour ces auteurs, les maladies les plus hydrophiliques sont les grandes hémorragies, les œdèmes diffus, les hydropisies séreuses, les grandes déperditions de liquide telles que celles observées dans les vomissements abondants et dans les diarrhées profuses.

Dans les anémies post-hémorragiques, le temps de résorption se trouve raccourci et le retour à l’hydrophilie normale est facile à observer; au fur et à mesure que la réparation sanguine se fait ,le test tend à redevenir normal.

D'autre part, Chevalier et Süffel montrent que l’extrème diminution du temps de résorption annonce l'apparition de l’œdème s'il n'existe pas encore ou signifie qu'il augmente s'il existe déjà. Ils montrent aussi que l'allongement de ce temps précède de quelques jours la disparition des oœdèmes. Leurs résultats confirment donc ceux obtenus par Aldrich et Mac Clure de même

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qu'ils confirment la valeur pronostique du test à laquelle nous avons déjà fait allusion.

Un mois plus tard, à la Société Médicale des hôpitaux, Ribadeau-Dumas et Mile Tisserand communiquent les résultats de leurs recherches effectuées chez des enfants atteints de différents types de dénutrition. Ils ont constaté une corrélation entre la disparition plus ou moins rapide des injections de sérum artificiel, de Hquide de Ringer, de sérum frais, de sérum glycosé, et le test décrit par Aldrich et Mac Clure. Ils ont observé que le temps de résorption est raccourci chez les enfants fortement déshydratés et qu'il est au contraire augmenté chez les athrepsiques où, comme on l’a montré, 1l y à une augmentation de la teneur en eau des tissus.

En 1926, deux auteurs allemands : Guggenheimer et Hirsch, publient sur le même sujet un travail important. Leurs résultats s'accordent

avec tous les précédents, c’est-à-dire qu'ils

trouvent un temps de résorption raccourci chez les œdémateux; de soixante à quatre vingt-dix minutes chez les sujets normaux. Mais, l’originalité de leur travail réside en deux points :

1° Ils ont pu obtenir un raccourcissement du temps de disparition de la boule d’œdème chez des sujets normaux dont la peau avait été préalablement triturée. Cette idée leur avait été suggérée par les constatations faites par deux autres

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