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auteurs allemands : Goldscheider et Hahn qui avaient vu disparaître beaucoup plus vite que normalement la raie d'irritation dermographique chez des sujets dont la peau avait déjà subi une première irritation ou avait été préalablement triturce.
2° Ils ont constaté que chez les cardiaques non œdémateux, c'est-à-dire présentant une insuffisance cardiaque à type pulmonaire par exemple ou à type hépatique, le temps de résorption reste normal et n'est jamais raccourci comme chez les cardiaques à type périphérique.
Autre constatation intéressante : chez ces derniers malades il existe une différence notable entre le temps de disparition de la boule d’œdème provoqué au bras et à la jambe, ce temps étant plus court à la jambe qu'au bras. Enfin, au membre inférieur, le temps de résorption varie encore suivant la position de ce membre; suivant qu'on l'élève ou qu'on l’abaisse et l’abaissement en particulier détermine un raccourcissement très net.
La même année, MM. Marcel Labbé, Violle et Azerad, reprenant cette question, étudient à leur tour le temps de disparition de la boule d’œdème dans différents cas pathologiques et publient leurs résultats dans le N° du 22 mai 1926 de la Presse Médicale. Leurs premières recherches ont pour but de vérifier la méthode et de connaître aussi
Le
avec autant de précision que peut en comporter ce test, quel était le Lemps de disparition normale de lélevure provoquée. Ils ont ainsi noté qu'elle disparaissait chez l'adulte normal en un temps variant de cinquante minutes à une heure trente, constatation qui est donc identique à celle faite par les différents auteurs dont nous avons déjà rapporté les travaux.
IIS ont alors expérimenté chez des œdémaeux rénaux et cardiaques, chez des ascitiques et plus particulièrement dans les cas d’œdème ou d’ascite en voie de formation. Dans ces cas également, leurs résultats confirment les travaux antérieurs.
De plus, MM. Marcel Labbé, Violle et Azerad ont renouvelé leurs expériences en remplaçant le sérum physiologique injecté par du plasma d'individu sain et du plasma de suJet oedématié. Ceci leur permit de constater non seulement qu'il y avait encore dans ces cas diminution du temps de disparition de la petite élevure provoquée, mais aussi que cette diminution était du même ordre de grandeur que dans les cas où ils avaient expérimenté avec du sérum physiologique à 8,5 pour mille. Ils purent donc conclure que «la rapidité du temps de résorption esl indépendante du liquide injecté et dépend uniquement de la puissance hydrophilique humorale et tissulaire de l'organisme ».