H'ÉMIDS AO VENT RIM AIN NT ER AI
Chez les femmes enceintes à partir du 3ème mois de leur grossesse nous avons trouvé un T. R. de la boule d’œdème intradermique qui est nettement au-dessous de 30 minutes, chiffre que nous considérons comme normal. Nous nous sommes demandés à quel jour après l’accouchement le T. R. de la boule d’œdème intradermique devient-il normal. Dans ce but nous avons fait le test d’Aldrich et Mac Clure, sur une série des femmes, quotidiennement pendant les suites des couches.
Voici le tableau qui résume les résultats obtenus :
Femmes accouchées.
Num.de 1. jour. 2. jour. 3. jour. 4. jour.
l’obser. AND; AV NID ET. ANVAMD TE AVS LD:
41 À Hs ES Fe 22e 207 251 %23 27 126 42 AS ÉTEND de NS PHONE D AAA HOT 43 CNET DATES 1 26 25! DIRE NS D 44 AH OPES: 20618; 24009? 261,29! 45 16 14° DOS: 24 19° 24 19° 46 AY Te LAS: 20? 17° 293 284 47 LE Le 25” 23 > 27 26° Num. de 5. jour. 6SPOUL: 7. jour. 8. jour.
l’obser. av. b. j av. D. j av. D. j. av. b: } 41 22307 31” 28° RARES à 33” 31° 42 4222 2TAURD 31:29? SAME ED 43 228 30°°° 29? 34° 29° 32 31° 44 FOMES. 30” 29° 32 31° 45 25. 20’ 28” 23° 31” 27! 35’ 30’ 46 DNS RO 30’ 29° JEANS E!
D'après ces résultats nous voyons que le T. R. de la boule intradermique devient normal entre le 6ème et 8ème jour des suites des couches. Cette date, d’ailleurs correspond à la crise
palyurique que tout récemment M. Lévy-Solal vient de décrire à cette période chez la femme accouchée.
Interprétation des résultats.
Les impressions qui se dégagent des résultats que nous avons obtenus et que nous rapportons sont les suivants :
1.) Chez la femme enceinte il y a un raccourcissement très net du T. R. de la boule intradermique qui nous prouve que l'organisme de la femme enceinte présente une avidité spéciale pour l’eau.
2.) Il semble que cette avidité d’eau des tissus ne commence à se manifester qu'à partir du troisième mois de la gestation.
8.) Le T. R. de la boule d'œdème devient normal entre le sixième et huitième jour des suites des couches.
Nous allons envisager successivement chacun de ces points.
IA
L'hydrophilie spéciale des tissus des femmes enceintes mise en évidence par le test d’Aldrich et Mac Clure a été signalée déjà par un certain nombre d’auteurs, ainsi que par Bar et Daunay. Ces auteurs ont constaté chez la femme gravide un accroissement de poids en disproportion avec le développement fœtal.
Bar attribue cette augmentation de poids : à l’accroissement du capital albumine, à l’activité de fixation des matières grasses, mais surtout à l’activité de fixation d'eau, et, ainsi, « se trouvent expliqués un certain nombre de faits cliniques tels que l’hydrémie et l’æœdème physiologique, apparent ou non ».
Cette activité de fixation d’eau, comment l'expliquer ?
On admet que le volume du sang augmente pendant la grossesse, surtout dans les derniers mois. Cette augmentation de volume du sang avait été primitivement étudiée chez les animaux en particulier par Spiegelberg et Gscheidlen, par Haidenhain.
Zuntz, en 1911, a établi, que normalement le volume du sang varie entre 4,69 à 6,05 pour cent du poids du corps. En même temps il trouva chez cinq femmes enceintes avant le travail un pourcentage allant de 6,03 à 11,26. La même an-
née, Fries a trouvé chez dix femmes à l’huitiëme et neuvième
mois de la grossesse que le volume du sang était de 7,4 pour cent du poids du corps, et, chez quatre femmes pendant le travail, il était de 8,7 pour cent. Muller, Keith et Rowntree, en 1915, ont constaté qu’en moyenne la proportion du volume du sang chez la femme gravidique était de 8,4 pour cent du poids du corps. Ils concluent donc qu’au cours de la grossesse il y a une augmentation du volume du sang qui est dû à la fixation d’eau, et c’est ainsi que Bar et Daunay ont pu dire « la femme enceinte n’est pas une anémique mais une hydrémique ».
Il semble cependant avec Standler et Tyler que cette hydrémie de la grossesse n’est pas une règle générale. Ces auteurs après avoir établi que normalement le sang contient de 77 à 82% d’eau, ils ont trouvé que dans un tiers de cas seulement il y avait une augmentation légère de la proportion d’eau.
Cette hydrémie de la grossesse quand elle existe, s’accompagne certainement d’un trouble histhydrique normal de l'organisme, déterminant dans celui-ci un besoin d’eau.
Parmi d’autres causes il faut citer celles produites par les môdifiications humorales de la grossesse.
Marcel Labbé et Violle ont démontré le rôle important que jouent dans les échanges hydriques les quatre équilibres humoraux.