lipocytique 4. — minéro-minérale
La rupture d’un de ces équilibres entraîne la rupture des autres et, par suite de l’équilibre général protoplasmique.
Voyons comment se comportent ces différents équilibres au cours de la grossesse et, si leurs troubles ne produisent pas de l’œdème.
1.) Prenons en considération d’abord l'équilibre osmotique. Les facteurs prépondérants de la tension osmotique sont les sels minéraux, dont la plus grande partie est constituée par le chlorure de sodium. D’après Ambard et Chabanier, le taux normal de chlorure de sodium dans le sang oscille entre 5 gr. 80 et 6 gr. 20.
Chez la femme enceinte on observe, en particulier dans
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les derniers mois de la grossesse une retention chlorurée. Gette retention fréquente mais non constante chez la femme enceinte du chlorure de sodium, agent principal de la régulation osmotique dans l'organisme, peut done produire une rupture de l'équilibre osmotique créant un besoin d'eau et facilitant, par conséquent la production d'œdèmes.
On peui se demander comment le chlorure de sodium qui retient l’eau est lui-même retenu. Achard pense qu'à la suite des troubles fonctionnels rénaux, des produits toxiques variès retenus dans la profondeur des tissus, retiennent eux-mêmes l’eau qui pour rétablir l'équilibre osmotique, appelle secondsairement le chlorure de sodium. Ainsi, il nous sera facile dans le cas de la femme enceinte de faire intervenir l’auto-intoxieation gravidique.
?° Dans un organisme normal la réaction sanguine est légèrement alealine. Cette réaction a l’état normal ne varie qu'entre pH. 7,30 et pH 7,50. Au cours de la grossesse il y a parfois un certain degré d'acidose.
En 1917, Hasselbach a montré que la réserve alcaline S'abaisse à mesure que la grossesse avance et que le pH. du sang évolue légèrement vers l'acidité. En même temps il a consiaié une élévation progressive du coefficient ammonical réduit de l'urine ce qui indique aussi une acidose. Weismann- Netter a trouvé une diminution constante et durable de l'alcalinité. Marcel Labbé dans une communication faite à la Soc. de Biol. a indiqué que dans la grossesse normale il y a une diminution inconstante de la réserve alcaline.
3.) Dans les humeurs l'équilibre lipocytique joue un rôle très important. On y trouve à côté des colloïdes qui sont les protéiques, des graisses et des lipoïdes, surtout la cholestérine. Celle-ci est très hydrophile. Plus un tissus est riche en cholestérine, plus son hydrophilie sera grande.
Mayer et Schaefer attribuent au mélange acide-grascholestérine, au mélange lipoïide-cholestérine la propriété de favoriser l’hydrophilie spéciale des tissus. Ils pensent, que le rapport Gholesterine / ae. gras ou cholesterine / phosphore lipoïdique qui constitue le coefficient lipocytique est parallèle à la teneur en eau des tissus et que ceux-ei dans l’eau gonflent d'auant plus que leurs coefficient lipocytique est plus fort,
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Chez la femme enceinte il y 8 une augmentation du taux de la cholestérinémie et qui persiste pendant toute la durée de la grossesse d’après Grigaut.
Le taux de la cholestérine chez l'individu normal est d’un gramme soixante par litre en moyenne. Grigaut a trouvé jusqu’au 7ème mois de la grossesse un taux de la cholestérine supérieur à 2 gr. Pendant le 9ème mois de la gestation l'hypercholestérinémie est un fait constant.
4.) Les différentes substances minérales présentent entre elles une sorte d’antagonisme : les unes hydratantes, les autres déshydratantes. Lorsque l’une diminue et, en même temps son antagoniste augmente, il se produit un deplacement d’eau.
Pendant la grossesse on observe des modifications importantes par rapport aux substances minérales. Nous avons cité la retention du chlorure de sodium. Egalement, on observe une augmentation de la chaux dans le sang. Il y a donc au cours de la grossesse un trouble de l’équilibre minérale qui nous permet aussi d'expliquer cette soif d’eau des tissus.
Cette soif d’eau nous avons dit, ne commence à se manifester semble-t-il qu’à partir du 3ème mois. C’est, du moins, ce qui paraît se degager de nos résultats obtenus. Pendant le 2ème mois le T. R. de la boule intradermique est supérieur à 50 minutes donc supérieur ou égal au chiffre pris par nous comme base, D'ailleurs Olmer et Audier admettent aussi le chiffre de 30 minutes comme normal. Nous n’oserions, cependant, fixer d’une façon ferme à cette période le début de la manifestation de cette avidité pour l’eau car nous estimons que nos recherches ont porté à cette période sur un trop petit nombre de sujets.
La diminution du temps de résorption du test d’Alddrich et Mac Clure observée chez la femme enceinte a tendance à disparaître pendant les suites des couches. D’après nos expériences nous pouvons conclure que c’est entre le 6ème et 8ème jour des suites des couches que le trest d’Aldrich et Mac Clure
devient normal, c’est-à-dire, que l’hydrophilie spéciale des
tissus observée au cours de la grossesse devient normale ainsi qu’en témoigne la crise polyurique décrite pour la première fois par notre Maître Lévy-Solal.