PE
Temps moyen: 18° 16° 80° 28) 28"
Les résuliats ci-contre nous montre l'action nette de Padrénaline sur le T. R. du test d'Aldrich et Mac Clure. Cette action indéniable se traduit par un allongement du T. R. sensiblement le même, produit par l'injection sous-cutanée de 10 unités de post-hypophyse. L’adrénaline et le post-hypophyse ont donc une action de même nature et qui interroge le tonus du système vaso-moteur dans le sens de la vasoconstriction. L'action de l’adrénaline, comme celle du postbypophyse est une action spontanée, généralisée sur tout le système capillaire périphérique et durable.
D’après ces données il est indiscutable que l'élément vasculaire intervient dans le mécanisme de résorption de la boule d’æœdème intradermique.
Pour avoir une preuve en plus en faveur du dogme vasculaire qui interviendrait dans le mécanisme de résorption du test d’Aldrich et Mac Clure nous avons entrepris une autre expérience, toujours sur des femmes enceintes.
Cette expérience interroge le système vaso-moteur dans les deux sens de la vaso-constriction et de la vaso-dilatation. Elle consiste dans une injection simultanée dans la même cuisse d’un vaso-constricteur et d’un vaso-dilatateur.
Si vraiment l’adrénaline et le post-hypophyse, par leur effet vaso-constricteur, sont capables de modifier le T. R. de la boule d’æœdème provoquée, l’injection simultanée d’une de ces deux substances avec un vaso-dilatateur de même force ne doit donner aucun changement dans le T. R. de cette boule.
Ayant noté le T. R. de l'épreuve d’Aldrich et Mac Clure chez quelques femmes enceintes nous leur avons injectées simultanément dans la même cuisse une ampoule de posthypophyse et O0 gr. 10 d'acécoline. Cinq minutes après nous leur avons refait le test d’Aldrich et Mac Clure. Voici résumé dans le tableau les résultats obtenus.
Femmes enceintes de plus de 3 mois.
Numéro de Temps de résorp. Temps de r'ésOrp.
l’observ. avant l’inject. 5 minutes après l’inject. av. bras. jambe. du post-hyp. et de l’acec.
avant bras. jambe.
69 16° 14° ae 12)
Temps moyen: 18° 16° 19! 16°
Ensuite nous avons repris la même expérience mais en utilisant un milligramme d’une solution d’adrénaline à 1 pour 14000 au lieu du post-hypophyse. Le tableau ci-contre résume les résultats obtenus.
Femmes enceintes de plus de 3 mois.
Numéro de Temps de résorp. Temps de résorp.
l’observ. avant l’inject. 5 minutes après l’inject. | av. bras. jambe. de l’adrén. et de l’acec.
avant bras. jambe.
73 16° 14° LE 16° 74 18° 17° 47: 16° 75 18° 116 19° 18° 76 19° 16° 20° 18° vtr! A 19° 19° 18° 78 20? 45° 20° AT Temps moyen: 19° 16° 19° 17
Il en résulte d’après les données obtenues que l’action simultanée de l’adrénaline ou du post-hypophyse avec l’acécoline, ies premiers vaso-constricteurs, le second vaso-dilatateur ne modifie pas le T. R. de la boule d’œdème intradermique.
Interprétation des résultats.
En se basant sur les résultats que nous avons obtenus et que nous rapportons, nous sommes amenés de tirer les conclusions suivantes : |
1) Chez la femme enceinte, l'injection d’une ampoule N° 4 de post-hypophyse, comme celle de À milligramme d’une solution d’adrénaline à À pour mille, dont l'effet est une vasoconstriction, produit une augmentation du T. R. de la boule d’œdème intradermique qui tend vers un T. R. normal.
2) Gette action vaso-constrictrice est une action spontanée, généralisée et durable.
3) L'action simultanée d’un vaso-constricteur avec un vaso-dilatateur de même force, comme dans notre cas du post-hypophyse ou d’adrénaline avec l’acécoline, done de deux antagonistes, donne aucun changement du T. R. du test d’Aldrich et Mac Clure.
Le but de nos expériences était d'interroger le tonus du système vaso-moteur pour savoir si l’élément vasculaire n’in-° tervient pas dans le mécanisme de résorption du test d’Aldrich et Mac Clure. Nous l'avons fait dans les deux sens de la vasoconstriction et de la vaso-dilatation. É
Ces expériences, que nous pouvons considérer comme la
suite des travaux de Schulmann et Mareck, nous semblent éloquentes. Nos résultats obtenus s'accordent complètement avec ceux des auteurs précédents.
Sans nier le rôle certain des différentes actions comme l'action tissulaire invoquée par Labbé, Violle et Azerad, ni celle mécanique émise par Fiessinger, Sandor et Ollivier, nous pensons avec Schulmann et Mareck que l'élément vasculaire joue d’une façon indiscutable, un rôle important dans le mécanisme de résorption de la boule d'œdème intradermique. Les causes agissantes sont vraisemblement multiples : la vitesse du sang est modifiée, le calibre des capillaires est élargi ou rétréci, la paroi filtrante voit son épaisseur varier, stimulant ou freinant la perméabilité de la membrane.
Vu: le Doyen de la Faculté Vu: le Président de Thèse, de Médecine G. Roussy. Couvelaire.
Vu et permis d'imprimer :
le Recteur de l’académie de Paris, Charléty.