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PRÉFACE
A M. JACQUES DE DIEZ Délégué général
De la Ligue nationale anti- sémitique de France v
Mon cher ami ,
C'est une joie pour moi que de placer en tête de ce
olume le nom du Délégué général de la Ligue antiémitique de France.
Brillant écrivain de la Presse républicaine, a.mi des uissants du jour, il n'eût tenu qu'à vous de prendre art à la curée en restant parmi ces hommes « dont la min gauche est remplie d'iniquités et la main droite leine de présents . »
Vous ne l'avez pas voulu.
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La République que vous aimiez était la République française et non la République juive ; la République représentait pour vous ce quelle avait représenté pour votre père et pour le mien : un idéal de désintéressement, de fraternité et de justice , et vous vous êtes détourné, avec mépris, de ce régime ignominieux qui , malgré sa décevante étiquette, n est pas la République des Français, mais la Royauté de Rothschild...
Vous avez eu avec Morès votre part des injures et des calomnies qui ne mont pas été épargnées, et il est juste, quen attendant le triomphe définitif, nous affirmions devant tous la fraternelle amitié qui nous unit tous les trois.
Le présent volume clôt momentanément la série de mes livres , consacrée à V étude psychologique et sociale de l'époque actuelle. Il y a temps pour tout, en effet , e\ il faut se hâter de publier ces sortes de livres, trèi modérés au fond, mais parfois un peu vifs dans lo forme, lorsque Von a encore la main solide et le piec ferme, à l'âge où Von vous cherchera d'autant moim de mauvaises querelles que Von vous sait mieux ey état de répondre de tout ce que vous avez écrit.
J’ai voulu, cette fois , souligner d'une plus énergiqui manière des pohxts sur lesquels je n'avais pas suffi ■ samment insisté , compléter d'un trait plus appuyé e plus précis ce qui me semblait trop sommairemen esquissé dans mes précédents volumes.
Avant tout , je me suis efforcé de mettre bien ei relief ce fait qui me paraît dominer la situation o\ nous nous débattons : le tarissement de toute source d vérité à laquelle les hommes de ce temps se puissen abreuver.
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C'est à ce signe que Satan , le père du Mensonge , l'être des ténèbres, se révèle clairement comme le maître de l'heure présente. L'organisation actuelle est bien le chef-d'œuvre de ce roi de l'imposture et de la malfaisante ironie. Il a machiné cette société de façon à ce que l'homme semble avoir toutes les apparences de la liberté et, qu'en réalité , il ne puisse entendre lui-même ou faire entendre à ses frères une parole de vérité .
Pour les superficiels, ces innombrables journaux qui paraissent tous les matins et tous les soirs sont absolument libres. Il faut avoir vécu comme nous dans les coulisses de la Presse pour savoir que tout ce monde qui gambade, qui s'agite, qui gesticule est condamné à ne point sortir d'un certain cercle d'idées, pour connaître que les plus démonstratifs ont un fil à la patte qu'on tire à un moment donné et qui les empêche d'écrire ce qu'ils n'hésitent pas à nous dire dans les conversations.
Ces milliers de prêtres qui, chaque dimanche, gravissent les marches d'une chaire dans une église petite ou grande semblent libres , eux aussi ; matériellement ils ne sont point couverts de chaînes ; ils ne sont point obligés de soumettre leurs sermons à une censure. Et cependant le peuple fidèle, qui aurait tant besoin d'être guidé et informé en détail des manœuvres maçonniques et juives, n'entend jamais un moi qui touche aux préoccupations aiguës du moment.
Avec les sermonnaires du Moyen Age , on reconstituerait la vie des générations disparues, on aurait une sincère et vivante peinture des sentiments qu'ont éprouvés nos ancêtres , on retrouverait les joies, les
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douleurs , les travers et jusqu'aux modes de chaque époque. En mettant bout à bout tous les sermons qu on prononce en France pendant douze môis , on ne saurait absolument rien de ce qui s' est passé pendant Vannée : on aurait une paraphrase plus ou moins éloquente du catéchisme , — et voilà tout.
Ceci explique que nos idées , tout en pénétrant dans les esprits, n' aient pu prendre encore une des formes sous lesquelles les hommes d'aujourd'hui conçoivent le succès.
Les Français ont bien la vague perception du complot juif-allemand que nous avons dénoncé tant de fois, et dont la Finance internationale tient tous les fils; ils se sentent pris dans quelque chose d'inquiétant et d’obscur. Ils se rendent confusément compte des efforts désespérés que tentent les Sémites pour empêcher V alliance franco-russe ; ils devinent qu'il y a des machinations secrètes , dans ces flagorneries qui nous sont adressées tout à coup par des gens qui, il y a quelque temps encore , faisaient tirer sur nos officiers à la frontière , — dans l' inexplicable voyage de cette Impératrice-mère qui reçoit Ephrussi le jour de son arrivée et qui s' entretient encore avec Alphonse de Rothschild au moment de son départ.
L'opinion s’est soulevée contre ces brusques voltes faces d’artistes qui, après avoir dû leur célébrité à un chauvinisme tapageur, ont semblé un moment vouloir chercher la fortune dans des platitudes de laquais.... On a su gré aussi de leur attitude noble et digne à nos vieux maîtres, à Frémiet , à Puvis de Chavannes, à notre ami Yvon, le doyen de nos peintres militaires , dont la lettre de protestation fut
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’ touchante et si simple , à tous ces hommes de cœur %i, sans s'être abaissés jamais à faire du patriotisme n article de vente se sont souvenus, quand il a fallu , ? nos paysans fusillés en plein armistice et des pets enfants éventrés sur la chaussée du Maine par les ms d'un ennemi qui bombardait « pour le plaisir », àsquil n'ignorait pas que la capitulation de Paris était plus qu'une affaire de jours.
Chez beaucoup , malheureusement , tout cela reste à Hat d'impression ; ils ne peuvent parvenir à coormner toutes ces idées, ils ne peuvent arriver à com- •* endre que c'est la Juiverie cosmopolite qui mène le ouvement. Il faudrait que les journaux se chargent t leur expliquer la situation, et les journaux, presque us à la solde d'Israël, s'efforcent , au contraire, de ut embrouiller et de tout cacher ....
Notre œuvre n'en aura pas moins été féconde , et un venir qui n'est pas éloigné se chargera d'en montrer portée.
Les jours de la Haute Banque cosmopolite sont mptès. Grâce à nous, les noms des ploutocrates dans squels s'incarne la Juiverie accapareuse et tripoteuse nt imprimés dans la trame même des cerveaux ipulaires et rien ne les pourrait effacer. Il ne dépendait même pas de nous de détruire ce que nous avons it. Demain les princes d' Israël nous couvriraient or et nous décideraient à célébrer leurs louanges du atin jusqu'au soir que ce qui est écrit resterait écrit, te ce que nous avons semé demeurerait au fond * toutes les intelligences , incorporé , en quelque sorte, l'âme de nos concitoyens.
« Les œuvres d'un homme , dit Carlyle, quand vous
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les enseveliriez sous des montagnes de guano, sous obscènes ordures des plus malpropres oiseaux , périssent pas et ne peuvent pas périr. Ce qu'il y avi de lumière éternelle dans un homme et dans sa v cela précisément est ajouté aux éternités ; cela subsi pour toujours, comme une nouvelle et divine porti de la somme des choses : a new divine portion
THE SUM OF THINGS. t>
Quand l'heure a sonné, l'idée devient acte. Les Ju \ n' empêcheront pas cette heure de sonner , et ce q doit se faire se fera.
Les Conservateurs n'ont pas eu le courage de s'ur à nous pour essayer de reconstituer la société fra çaise sur les bases de la justice ; ils ont préféré asi cier leur cause à celle de la Juiverie moribonde ; , s'effondreront avec elle.
Le parti boulangiste qui, pendant un moment, p rut personnifier le réveil de l'esprit national, n'a p voulu être avec nous ; il s'est mis entre les mains a Meyer et des Naquet... Dès qu'il s'est enjuivé, ce pa\ qui, la veille, était radieux et plein d' espérance, été perdu et il est devenu , en quelques mois, la loq\ qu'on rencontre aujourd'hui sur le chemin sans save au juste ce que c'est...
Ces enseignements serviront peut-être à d'autres.
Un homme du peuple, un chef socialiste , qui au refusé d'imiter ses camarades et de se laisser subve tionner, comme eux, par la Synagogue, reprend notre campagne ; il groupera autour de lui ces millie d'êtres réveillés, instruits par nous , ces spoliés toutes les classes, ces petits commerçants ruinés p> les Grands Magasins, ces ouvriers de la ville et a
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; ïamps écrasés sous tous les monopoles , auxquels nous i jons montré où était V ennemi...
Voilà , mon cher amif une perspective qui console de en des attaques et qui fait envisager l'Avenir avec la rénité que donne la certitude d'avoir accompli fidèment son devoir de Français et rempli dignement la izute fonction d'écrivain ...
Cordialement à vous.
ÉDOUARD DRUMONT