INFLUENCE DE LA RACE SUR LA COLONISATION
Prenez les types : voyez les fils de celles qui n'étaient pas appelées à réaliser la liberté moderne : ils sont charmants, gracieux et lins, et pareils à des femmes. Ils n'ont ni énergie ni volonté ; ce sont des enfants étiolés à qui manque la vie et qui épuisent le peu qui leur en reste à satisfaire leurs passions de vieillards. Mettez à côté d'eux un de ces lourds colosses du nouveau monde qui sont l'image même de la puissance; calmes, impassibles, persévérants, dès qu'ils ont conçu une idée, elle se change en fait sous leur main ; il le faut parce qu'ils le veulent, et il n'est rien qui puisse leur résister; ils domptent la nature elle-même; écoutez le rire sonore, plein et sincère qui sort de leur large poitrine ; ce n'est pas le rire de l'esprit, car ils n'ont pas d'esprit; ils n'ont point de goût ni de grâce, vous dis-je, mais ils ont de mâles vertus, et, rien qu'à contempler leurs formes gigantesques, on sent que l'avenir et le temps sont à eux et que le monde sera leur patrimoine.