‹ Le Testament d'un LatinChapitre 128 sur 168 · DE L\ PERTE DU SOIT.I POIITIOUE · texte numérisé non relu

DE L\ PERTE DU SOIT.I POIITIOUE

de révolutions insensées qui n'aboutissent qu'à créer l'anarchie*, tantôt se réveillant comme d'un cauclTemar, plus malheureuse que les nations qui se sont résig^nées et assises dans la décadence, elle se jelle dans les bras du premier maîfre qui se présente; elle n'en sort que pour y relomber bientôt ; elle y est poussée à la fin par l'instinct même de la conservation, parce qu'à un moment donné, ce n'est que là qu'elle trouve la Iranquillilé nécessaire pour qu'elle puisse accomplir les fonctions essentielles de la vie, et pour les sociétés comme pour l'homme, la grande loi c'est qu'il faut d'abord vivre : primo vivere.

Qu'importe le nom que ces peuples donneront à leurs gouvernements? Qu'ils mettent des rois à la place des empereurs, qu'ils les chassent du trône où ils les ont fuit monter, qu'ils se déclarent pour un jour en république, ils n'en continueront pas moins à rouler sur la pente; jusqu'à ce que tout bruit se taise chez eux, que le grand silence se fasse et qu'ils se reposent enfin dans les ombres du césarisme, qui est la forme dernière que revêtent les décadences.

* Dans une société qui tend à se décomposer, il arrive que ceux qui veulent détruire sont organisés et que les conservateurs sont indolents, sans entente, impuissants à la résistance. (Mai 1871.)

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