‹ Le Testament d'un LatinChapitre 133 sur 168 · DU GOIVERNEMEM DES DESPOTES · texte numérisé non relu

DU GOIVERNEMEM DES DESPOTES

Les empereurs, relativement lolérables, qui se succédèrent à Rome après les monstres, et qui commencèrent après Vespasien pour finir avec Marc Aurèle, ont prouvé l'impuissance de ces sortes d'hommes à faire le bien quel qu'il soit.

Quand on s'est donné un maître, qu'on le supporte, discuter la plus ou moins grande légitimité de ses actes, leur plus ou moins grande légalité, c'est une puérilité.

11 faut avoir le courage de ses préférences, et si l'on préfère le despotisme, vouloir au moins qu'il soit sincère, qu'il ait au moins de la. grandeur ; en fait de despotes, je ne me contenterais pas de peu, il me faudrait Néron.

Si l'hypocrisie est déleslable, c'est en ces matières surtout, parce qu'elle avilit les nations qui l'acceptent ou feignent de l'accepter, plus que la servitude franche et franchement subie. Bonaparte, avec ses simulacres de chambres, est un bas comédien ; il n'est grand que lorsqu'il ose se rendre odieux et qu'il fait ouvertement éclater son souverain mépris des hommes.

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