QUE LES LOIS REFLETENT L'OPINION ET LES MŒURS
« Pour que les institutions d'un peuple soient stables, dit B ConslaiiL', elles doivent être au niveau de ses idées, » sans quoi, « lorsque l'accord entre les inslitntions et les idées se trouve détruit, les ré\olutions sont inévitables, » El il ajoute que, lorsqu'une révolution s'arrête à cet accord, elle ne produit point de réaction : « Le moment de l'ai'rivée est aussi celui du rejios. »
Dans le code que le petit Etat de Connecticut se donna en 1650, pour composer ses lois pénales, il puisa dans le texte sacré du Deuléronome^ : « Quiconque adorera un autre Dieu que le Seigneur
* Des Réactions politiques, Polit, constit., II, p. 71. 2 Voy. Tocqueville, Démocr. en Amer.