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DE LA SUPÉRIORITÉ DE CERTAINES RACES

Au point de vue de la faculté mémo de vivre et de se développer, on ne peut contesler la supériorité de certaines races sur d'autres.

Il est clnir que le Mexique, occupé par une race dégénérée, sera absorbé tôt ou tard par les Etats- Unis. Les races noires de l'Australie disjiaraisscnt à l'approcbe des blancs et de leur civilisation. Les sauvages et les Arabes ne se civilisent jamais; bien que les Américains aient le respect du droit des Indiens et qu'ils payent en redevance annuelle une indemnité, fixée par Washington, à chaque tribu repoussée dans l'intérieur des terres, les Indiens sont néanmoins détruits, parce qu'ils sont incapables de prendre possession du sol par le travail ;

toutes les tentatives faites pour les convertir en laboureurs ont échoué; ils ne changent de mœurs que lorsque leur sang lui-même est changé. Le sol repousse ceux qui ne tirent point parti de lui, et il se donne à ceux qui lui donnent leur peine et leurs sueurs et le fécondent de leur génie.

a Les maîtres d'esclaves, dit Gh. (lomte^, peuvent craindre que, s'ils étaient affranchis, les affranchis refusent de travailler pour eux, ou ne se livrent au travail qu'autant qu'ils y seront forcés par la faim; ce dernier danger est le moins grave... »

Il y a une loi supérieure qui veut que les pcu- })les décrépits soient absorbés ])ar les peuples jeunes et qui progressent, que les peuples non susceptibles de civilisation soient anéantis par le seul contact des peuples civilisés.

Il ne faut donc pas regarder seulement si un peuple est conquis, car tous l'ont été,' et l'histoire du monde n'est que l'histoire des conquêtes; il faut considérer quel est le conquérant et s'il ne possède pas une plus grande dose de civilisation, de liberté et de vie que le vaincu; en pareil cas, par la conquête, il accomplit l'œuvre du progrès.

* Traité de législ., livre V, ch. xxix.

DE LA SUPÉiaOlilTÉ HE CEHrAINES RACES 2'27

Au point (le vue de la polili({ue motleriic cl de la faculté d'être libre, les différences se produisent entre la race latine et la race saxonne, et la supériorité de celle-ci qui, partout où elle est en présence de l'autre, à conditions égales, l'emporte sur elle, viendrait de ce qu'elle est restée elle-même et de ce que les peuples saxons sont des barbares, ou, du moins, des civilisés arrivés tout droit de la barbarie, ayant gardé son énergie, sa jeunesse et sa force, et n'ayant point su])i, par lo mélange, l'influence d'une civilisation antérieure.

Du sixième au buitième siècle', les lois des peuples barbares furent écrites ; en Italie et dans le miili de la France, autre tentative analogue. La société romaine avait agi sur les Goths et se les était assimilés. Alaric à Toulouse fait recueillir les lois romaines ; en Espagne c'est l'Eglise, par le concile de Tolède, qui règne et qui établit le principe tbéocratique pour relever la civilisation.

En Angleterre, le vieil esprit saxon s'était conservé. Les idées et les lois romaines n'avaient jamais pénétré dans ce pays.

Les différences d'aptitudes et de caractère des races se voient sur le même territoire. En

1 Yoy. M. Guizot, Hiat, de la ckilisation en Europe.

France, les populations du nord el do l'est sont plus près de la liberté que celles du sud ; on peut en juger à ces institutions qui naissent chez elles de l'initiative individuelle.

La Franco est dans une situation particulière; les races se sont réunies et mêlées, sinon confondues sur son sol, elles y ont apporté leurs tendances diverses ou contradicloires ; cela explique ces divergences absolues d'opinions entre gens rapprochés d'ailleurs, ces fluctuations incessantes, cette conception si nette chez quelques esprits de l'idéal politique moderne et l'inutilité singulière de tous les efforts que l'on fait pour le réaliser.

Les réformateurs s'arrêtent à moitié chemin de leur œuvre, comme si leurs caractères et leurs mœurs et leur âme étaient en désaccord avec les conceptions de leur intelligence.

De là ces troubles dont nous souffrons sans que rien de modéré puisse s'établir jamais.

La lutte des deux génies est longue, la question est de savoir lequel des deux, celui de l'avenir ou celui du passé, l'emportera. Il y va de la vie. Le génie saxon est entretenu, secouru par les rapports de plus en plus intimes et le mélange de plus en plus fréquent des Latins avec les peuples de cette race. Mais le génie latin a pour lui le nombre,

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