SCÈNE y
CYTHÉRIS, CÉSAR, les fkmmes.
(YTHÉRIS.
CraïKJs dieux! (létoiiincz sa nuMiat-ti! —
[\ césar.
El VOUS ét(3s venu !
CÉSAR
Mais, comme de Pharnace, Pourrai-je dire aussi do vous : .le suis veuu . .l'ai vu...
CYTHÉKIS.
N'achevez pas; le reste est si coniui' Mais, avaut toute chose, oh! que je vous conleiuplo. Le dieu du Capitole a donc quitté son temple , Et le triomphateur est mon hôte ce soir ! . . . Dans cette humble maison daignera-t-il s'asseoir?
César s'assied : elle se met à ses genoux. i CÉSAR.
Que faites- vous donc là? faut-il que je \ous iiionde ?
CYTHÉRIS.
Je suis a vos genoux, César, comme le monde!
CÉSAR, rejetant son manUau.
Vous a\cz dcsiré \oir le Iriomplialciir,
-28 l.E TESÏAiVIENT DE CESAll,
Dont 1(3 plus grand triomphe est à vos pieds.
CYTHÉRIS.
Flatteur! - Mais quelle majesté souveraine, ineffable!... Hélas ! de Sémélé vous connaissez la fable ; Elle aussi voulut voir Jupiter... Quel trépas!
CÉSAR
Rassurez-vous, ma foudre à moi ne brûle pas.
CYTHÉRIS , contemplant César.
Oui, voilà bien la toge éblouissante et peinte; Dans la pourpre de Tyr la robe deux fois teinte , Ta robe, ô Jupiter! et voilà bien encor La tunique brodée avec ses palmes d'or ! Voilà bien le laurier sauvage , la couronne Seule digne du front sacré qu'elle environne ! . . . Mais ceci, qu'est-ce donc!^
CÉSAR
Un talisman bien vieux, La bulle d'or, qui sert contre les envieux ! Elle a déjà suffi , rayonnant sous ma stole, Contre ceux qui m'ont vu monter au Capitole; Mais de votre maison s'ils me voyaient sortir, La bulle pourrait-elle encor me garantir?
CYTHÉRIS.
Vénus est votre mère , et , mieux que cette bulle , Le rci:;ard do Vénus garde le fils d'Iule ! — Mais un anneau de for, à vous, César?
CÉSAR
Il doit Romj)laccr désormais" lanncau d'or à mon doigL