‹ Le testament de César, drame en cinq actes et en vers suivi d'un épilogueChapitre 37 sur 95 · ACTE II. SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II. SCENE V

Et tu ci'ois qu'il suffit, quand je suis tout morose, De me dire : Parlons, Antoine, d'autre chose! Kn vérité, j'ai beau vouloir, je reste coi ; Je suis muet! Parlons d'autre chose; et de quoi ? J'étouffe!... Oh! tu n'es pas égayant dans ton style. Et j'aurais grand besoin de voir danser Bathylle. Allons, allons, je cours au champ de Mars!... adieu ! Je vais lancer le disque, et m'étourdir un peu. La clef d'or, dis un mot, je te la restitue; -Mais, vois-tu, |)oui' la piendre il faudra qu'on me tue!

(Il remonte les marches de la uaierie.) CÉSAR.

\u ne demandes pas si dans mon testament Je me suis souvenu de toi:'

ANTOINE

Tiens, justement!

Que me laisses-tu, dis?

CÉSAR , montrant le coffre.

Ces vieux livres.

A^^TOI.'NE, descendant.

PardotHie; Mais je préférerais celle qui te les donne.

CÉS.AR

Est-ce que tu connais Cléopàtre ?

ANTOINE

Hélas I non.

Mais je suis amoureux , comme un fou, de son nom : C'est comme un beau rellet de soleil qui nous dore... Cléopàtre! cela rayonne. Je l'adore, Kt j'accepte les yeux fermés; je ne crains rien'

6i LE TESTAMENT DE CESAR,

CÉSAR

ïii seras donc toujours Antoine? Adieu , vaurien !

(Antoine sort.)

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