‹ Le testament de César, drame en cinq actes et en vers suivi d'un épilogueChapitre 52 sur 95 · ACTE III, SCENE IIJ · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IIJ

BRI ris.

Oli ! vous êtes encor la femnif) de lîrutiis, L'épouse au cœur solide , aux antiques vertus ; Celle qui tant de fois a versé le dictame Sur les déchirements si profonds de cette àine; ' Celle par qui toujours le fardeau s'allégea!

PORCIA

S'il était vrai, Brutus, je saurais tout déjà, .le suis une femme, oui, mais d'orii^ine ancienne... Cette femme, Brutus l'a prise pour la sienne; Cette femme, — dans Rome enfin rignore-t-on:* — Se nomme Porcia, la fille de Caton!

(^rois-tu qu'elle n'ait point de cœur, et dégénère , Kemme d'un tel époux et fille d'un tel père? — ■ Ainsi donc, cher Brutus, livre-moi ton dessein, Et je l'enfermerai dans l'ombre de mon sein; Et, j'en fais le serment, si jamais la torture, Effrayante, plus forte en moi que la nature, N'oulait m'ouvrir la bouche avec ses doigts ardents, lirutus, je couperais ma langue entre mes dents!

BRUTUS

Viens, ma noble compagne, au cœuv sur et fidèle!. Vous l'entendez, ô dieux ! Mondez-moi digne d'elle!

On frappe en dehors.

On trappe.

rORCiA.

Cassius, sans doute?

BRUTUS

Oui.

96 l^i: TESTAMENT DE CÉSAH.

l'ORCIA.

Mais pourquoi '*

BRIJTIJS.

Nous avous à causer ensemble: éloiii;ne-toi .

PORCIA

Brutus de Porcia cloute encore peut-être?...

Tant mieux! Ce que je suis, tu pourras le connaître.

STR.VTON, à Cassius.

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