ACTE V, SCENE III
VALENS
Non . Rome les maudit !
ANTOINE
Amis, votre douleur, montant jusqu'au délire. Vous a fait oublier ce que je dois vous lire. . .
TOUS
(Test vrai! Le testament?
ANTOINE
Je le tiens de sa main.
Et César qui t'aimait, ô bon peuple romain, N'a pas voulu tomber sous des haines perverses, Sans léguer à chacun de vous trois cents sersterces !
UN CITOYEN
Noble César !
UN AUTRE
Royal César !
UN AUTRE
Honte et remord !
T'avoir laissé mourii-
TOUS
Nous vengerons ta mort !
ANTOINE
De plus, amis, César vous lègue ses portiques,
Ses vergers, ses grands parcs aux platanes antiques.. .
(Octave et Cicopàtre, qui avaient disparusse glissent dans la foule. Ils sont enveloppés chacun d'un manteau qui les cache aux yeux l'un de l'autre.)
CLÉOPATRE , a part.
Quel est ce testament ?
OCTAVE, a part.
C'est le mien '
170 LE TESTÂiMENÏ DE CÉSAR,
ANTOINE
Chevaliers , Jetez vos bracelets, vos armes, vos colliers', Sur le corps de César ! ... Et vous , blanches matrones, Des fleurs à pleines mains! guirlandes et couronnes ! Pour que, dans un instant, quand la flamme aura lui, César ait un bûcher qui soit digne de lui !
CLÉOPATRE
Plus rien à faire ici! .le vois ce qu'on médite... Adieu pour jamais, Kome! Adieu, ville maudite!