‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 1 sur 72 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ISroORE, CLÉMENTINE.

Isidore (tenant entr*ouverle la porte par laquelle il est entré et 8*adres8ant au domestique dans V antichambre), — ^Vous êtes un impertinent. ... un insolent!

Clémentine {cherchant à le calmer). — ^Mon ami !

Isidore. — ^Un drôle ! (// ferme la porte,) Ces yalets sont d'une impertinence !

Clémentine. — Mais, mon cher Isidore, celui-ci ne t'a rien dit.

Isidore. — ^H n'aurait plus manqué que ça I mais il m'a

regardé d'un air Et tout cela, parce qu'au lieu de

descendre d'une belle voiture, je suis venu à pied .... parce qu'au lieu d'être sous-chef à mon bureau, je ne suis qu'un employé ! un simple employé I . . . .

Clémentine {d'un ton doucei*eux), — ^Mon ami, sachons

nous résigner à notre sort d'autant plus qu'il va

bientôt changer . . . Encore quelques instants de patience, et ce testament, dont nous venons entendre la lecture, nous enrichira pour toujours.

Isidore. — Oh ! être riche ! me venger de tous les affronts

que Ton me fait subir depuis si longtemps ? tous ces

gens qui m'ont offensé, pouvoir enfin les humilier à mon touri

Clémentine. — Mon ami, il serait plus chrétien de leur pardonner et même de les protéger!

Isidore {passant à droite), — ^Les protéger I

Clémentine. — Oui ! . . . . en le leur faisant un peu sentir

Isidore. — Ds n'ont pas de cœur; ils ne le sentiraient pas. . . . noni pas de ménagements I Je me vengerai de

tout le monde, de tout le monde entends-tu, même

de mes parents, qui ne se sont jamais bien conduits avec moi! Dire qu'ils vont sans doute hériter comme moL Ah! tiens, Clémentine, vois-tu. ... {Il lève violemment la chaise à gauche).

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