‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 10 sur 72 · FÉLIX, LANGLUMEAU, MASSIAS, LUCIEN · texte numérisé non relu

FÉLIX, LANGLUMEAU, MASSIAS, LUCIEN

Langlumeau. — ^Messieurs {il salue), mesdames (//

9* arrête court au millieu du second salut.) Au fait, il n'y a pas de dames je vous présente mes respects.

Massias. — Ce cher monsieur Langlumeau ! vous avez donc pu vous arracher aux charmes de Pontivy?

Langlumeau. — Ah! ça m'a bien dérangé, parce nous

sommes en train de couper nos foins si ces affaires*

là avaient pu arriver en hiver I

Massias. — ^Vous avez raison, je ne comprends pas qu'on meure en été c'est d'un égoïsme !

Langlumeau (rîaifew2<?wO- — ^î oui! (A Félix,) Comment, monsieur Girodot, vous n'avez pas amené votre demoiselle ?

Félix. — Elle va venir avec sa cousine Hortense.

Langlumeau {apercevant Clémentine qui vient de gauche). Ah! voilà des dames. (Allant à Clémentine.) Chère

cousine! {D'un ion pénétré.) Notre pauvre cousin,

quand je songe qu'il y a un an, pas plus d'un an, j'ai encore dîné avec lui ! ... .

CiiiMENTiNE. — Souvenir cruel I

Lanolumeau. — Croiriez-vous qu'il a repris trois fois du homard ?

Clémentine {elle remonte au fond, Laden va la consoler)* — H y a de ces coups d^nt rien ne console.

Langlumeau. — Pauvre Césai- ! quelle cave il possédait! .... Tous vins des premiers crus I . . . . Ah ! je ne suis qu'un paysan, qu'un Breton de Pontivy ; mais, voyezvous, pour bénir là mémoire d'un pareil parent, j ai un cœur, oui, un cœur

Massias. — Et un estomac !

Langlîjmeau. — Et un estomac. (On rit.) Hein? {Prenant Marnas à part,) Dites-moi donc, sa ferme du Clousicq, vous savez, qui est enclavée dans mes terres .... croyez- vous que dans son testament il ait pensé .... {Ils ca usent bas,)

Clémentine (à Lvcien), — Oh! ne vous gênez pas! ne vous gênez pas! vous viendrez nous voir quand vous pourrez ; il ne faut pas faire de façons avec Isidore et moi nous ne sommes pas susceptibles

Langlumeau (à Clémentine), — Qu'avez-vous donc fait de ce cher Isidore, belle cousine ?

Clémentine. — H est là, dans la chambre de César.

Lanolumeau {avec inquiétude), — Tout seul?

Clémentine. — Oui, il est assez grand i)our. . {Retenant Langlumeau qui court à la chambi'e de gauche,) Eh bien ! où allez- vous donc?

Langlumeau. — Je vais lui serrer la main. {Il sort à gauche,)

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