ACTE I, SCÈNE VTIL
CÉiiEbTiN. — Je le sais bien. . et dire que je n'ai, plus que quelques heures pour payer. • autrement je suis déshonoré ! . . . .
Félix. — Oh ! tu exagères. . • .
Célestin. — ^Non ! je n'aurais pas dû jouer. ♦ • • On est
sévère dans le monde pour les dettes de jeu Ohl
mon nom !.. le nom de mon père, si honorable jusque* là entaché, flétri par ma faute ! . . . .
Félix. — Ton nom, le nom de ton père. . . . mais c'est aussi un peu le mien.
Célestin (àjcwr/). — Je le sais bien, parbleu! (HàuL) Oh ! mon cher oncle, combien je vous demande pardon I .... tenez, je n'ai plus qu'un parti à prendre. . . . celui
Feux. — Ehl celui de payer, parbleu I Je t'enverrai ce soir cinq cents francs ; mais jure-moi que tu ne toucheras plus jamais une carte.
Célestin. — J'en fais le serment ! mon onde. {Lui ser» ranl la main.) Que vous êtes bon !
Félix. — Bien, bien, tu me remercieras un autre jour. {Il va près d'Isidore,)
Célestin (à parf). — ^C'est la première fois que le nom de Girodot m'aura servi à quelque chose. {Apercevant le notaire qui entre par le fond.) Ah ! le notaire 1
Isidore. — Le notaire ! * . . • enfin, mon sort va se décider ! . . .
Célestin (qui s'est approche du notaire et le salue). — Monsieur, tous nos parents sont arrivés ; nous n'attendions plus que vous, ... je vais les prévenir. {Célestin sort à
28 LE TESTAMENT DE CÊSAK GIRODOT.
gauche. Faix avance un fauteuil au notaire^ qui dispose des papiers sur une table,)
Isiix>RE {apercevant une enveloppe cachetée), — C'est le testement, ça, monsieur ?
Le NoTiUBE. — Oui, monsieur. {Isidore le fait asseoir.)