‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 15 sur 72 · ACTE I, SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIIL

qui 8*est assis à gauche.) Eh bien! es-tu content de ce grand garçon-]à ?

Isidore — ^11 me coûte un argent fou.

CéLESTiN (â part): — ^Parlons-en ! . • . . yingt-cinq francs par mois.

l8iD0RE.^-Il m'a fallu faire mille sacrifices pour son éducation.

CÊLESTm (à parf), — Oh I j^avais une bourse au collège.

Isiix>BE. — ^Et maintenant, qu'il est grand.... il faut l'habiller. . . .

CÊLESTm {cUlant à Mdore). — C'est Dussautoy qui m'habille.

Isidore (bas). — Tais-toi donc I . . . . (Haut.) 11 faut le produire dans le monde.

CÉLESTIN. — Papa, je me produis bien tout seul.

Isidore {bas à son Jus qui s*éloigne), — Veux-tu bien te taire I (^Haut,) Il doit tenir son ran^ dans l'étude d*avoué oîi je l'ai placé, suivant tes conseils.

Félix. — Oui, oui il faut un peu semer pour récolter

Isidore.— Hélas! il y a des moments oîi on ne

peut plus semer.

Feux {allant à Isidore), — ^Tu es gêné?

Isidore. — Plus que gêné I . . . .

Cêlestin {en remontant vers la cheminée). — Ah I il

Teut lui emprunter de l'argent .... J'arriverai trop tard, moi !

Félix. — ^Mais alors, mon ami, il faut t*adresser à moi.

Que veux-tu ? Je ne suis pas bien riche mais il ne

sera pas dit. . . . Voyons, que te faut-il ?

IsiDOBE. — Non, non .... je ne puis ce serait abuser

Feux. — Nullement! .... Viens demain. . . nous arrrangerons cela. (77 va Ders Célestin, qui s'est acœudê à la cheminée dans VoLlitude la plus satnbre).

Isidore {s'asseymU et prenant un journal). — D. faut toujours que j'aille chez lui, et il demeure rue Saint- Jacques comme s'il ne pouvait pas passer aux

Batignolles en allant à la Sorbonne I

Félix (à Célestin). — ^Ah çà 1 quelle mine lugubre as-tu donc, toi ?

Célestin {avec un soupir), — ^Ah! si vous saviez, mon oncle!

Félix.— Quoi? tu m'ef&ajes.

Célestin. — ^Non je n'oserai jamais vous avouer. . .

Félix. — Tu as tort. . Ne suis-je pas ton oncle et ton ami?

Célestin. — ^L'oncle va me gronder.

Félix. — ^L*ami lui imposera silence.

Célestin {descendant en scène), — Eh bien, hier je mé suis laissé entraîner à faire une bouillotte

Félix. — Et tu as perdu ?

Célestin. — Hélas ! oui . . vingt-cincy ouis I

Félix. — Cinq cents francs I mais c'est une somme

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