ACTE I, SCENE IX
Le Notaire {continuant). — "Ces différentes coBsidératiens m'ajant mis dans un grand embarras, je me suis décidé à nommer mon légataire universel . . . mon vieil ami Massias. ..."
Isidore {avec violence, s'élançant sur Massias). — Vous n'êtes pas son parent !
Lanolumeau (jnême jeu), — ^Non, tous ne Têtes pas.
Massias {s*approchant du notaire), — ^Ma vie est en danger 1
Lehughoib {repoussant Massiasy — C'est vrai, vous n'êtes pas son parent.
Le Notaire {continuant). — ** Mais comme Massias n'a que faire de ma fortune, je le prie de mettre à exécution le projet suivant : "
Langlumeau et Lehughoib {se rapprochant du notaire), — Un projet! Voyons :
Tous. — Voyons, voyons I
Le Notaire {continuant), — "1^ Quinze jours après la lecture de ce testament, réunir chez mon notaire les parents que je viens de nommer, et les faire tous procéder à un scrutin secret, dans lequel ils désigneront celui d'entre eux qu'ils choisiront pour mon héritier." {JEbahissenient général,)
Lehuchoir. — Une élection à présent I . . . .
Isidore (furie^xx), — Mais c'est absurde I
Langlumeau. — Qu'est-ce que ça veut dire?
Toua— Ahl
Le Notaire {continuant), — " 2^ Remettre ma fortune à celui qui aura obtenu le plus de voix. {Nota,) S'il était
prouTe qu'un membre de ma famille, dans le but d'obtenir un plus grand nombre de suffî-ages, se fut rendu coupable de quelque intrigue, je donne plein pouvoir à Massias d'annuler le vote et de remettre ma fortune aux hospices. Telles sont mes dernières volontéa Fait à Paris, le 12 Juillet^ 1838." {Silence général, tous se regardent avec itonnentent. Massias s*approche du notaire, qui s'est levé, a mis le testament dans son portefeuille et s'apprête à sortir.)
MABftTAB {au notaire, lui serrant la main), — Merci, monsieur, dans quinze jours chez vous, si vous le voulez bien. (Le notaire salue-et se retire par le fond,)