‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 20 sur 72 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

Isidore. — Moi ! . . . .

Le Notaire {œntinuant), — " Si je lui laissais ma fortune, le premier usage qu'il en ferait serait d'acheter une voiture pour éclabousser ses camarades/'

Isidore (à sa femme), — C'est toi qui lui as répété cela! (// remonte vei^s V antichambre, au fond avec Langlumeau.)

Le Notaire {continuant). — " Quant à son fils Célestin, je lui donne **

Célestin {avec une joie esçtrême). — Tout! ....

Le Notaire {continuant), — "Le conseil d'emprunter moins d'argent parce qu'il ne pourra jamais le rendre, maintenant qu'il ne fout plus compter sur ma succession. {Céledin s*étoigne avec humeur, Langlumeau lui rit au nez.) Mon neveu Félix est un homme de cœur, il a pour moi une affection désintéressée ! . . . .

Lehuchoir {entre ses dents, et en s*éioignànt de Félix.) L'intrigant !

liB Notaire {continuant). — "Mais il a autant de faiblesse que de bonté. Je ne veux pas que ma fortune passe de ses mains loyales dans celles des gens indélicats qui le dépouillent"

Lehuchoir {revenant à la gauche du notaire, et frappant de nouveau sur la table avec son chapeau) — .Qui est-ce qui hérite, à la fin ?

Célestin {se rapprochant de Pauline). — Ma jolie cousine, c'est bien juste. (A part, ) Diable, pensons au mariage, il est temps da me ranger.

Clémentine {prenant la main de Pauline). — Je suis heureuse de ton bonheur.

Le Notaire (continuant), — " C'est sur ma nièce Pauline, encore plus que sur son père, que s'étaient repoiiées depuis longtemps toutes mes affections! "

Câlestin (se rapprocha)it de Paulinn). — Chère cousine !

Clémentine {embrassant Pauline), — Chère nièce I

Le Notaire (continuant). — "Cependant, j'aime trop cette chère enfant pour l'exposer à être recherchée à cause de sa fortune par tous les fils de famille ruinés, ou les petits cousins intrigants! Je veux qu'elle soit aimée pour ses propres qualités .... Elle ne sera donc pas mon héritière! (Célestin s* éloigne de Pauline, Clémentine abandonne la main de Pauline et se recule,)

IsiDoaE.-:-Nous voilà tous déshérités en détail !

Langlumeau (à Massias, qui est assis à Vextrême gauche). — ^n ne reste plus personne !

Félix (mÂ)nira7Û Lucien), — Mais si ... ,

Pauline (avec joie). — Lucien! Tant mieux I

Le Notaire (continuant), — "Je nomme mon neveu Lucien "

Tous.— Ah I

Le Notaire (tournant la page), — Le dernier, parce qu'avec ma nièce Pauline, c'est celui de mes parents que j*ai le plus aimé ; j'apprécie sa nature franche, son cœur droit, son jugement sûr, mais je veux que le besoin de se créer une position l'oblige à se rendre utile à la société et à lui-même, c'est pourquoi je le déshérite."

Isidore, Langlumeau, Clémentine, Célestin, (entourant le notaire en criant). — Eh bien, alors ?

Isidore. — Continuez donc, monsieur.,..

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