SCENE ITL
LANGLUMEAU, MASSIAS, CLÉMENTINE, LEHUCHOIR et ISIDORK
Lehuchoib {s'approchant de la table où sont assis Isidore et Clémentine, et leur apportant des liqueurs). — ^Avez-vous tout ce qu'il vous faut, mes cbers cousins ?
Isidore. — Oui, oui I oli I chez vous, on ne manque de rien.
Clémentine. — Vous vous entendez si bien à recevoir I
U LE TESTAMENT DE CÉSAE GIRODOT.
Lehuchoib. — ^Mais tous recevez aussi très-bien.
Isidore {se levant et s* emportant), — Nous recevons ! . . . nous recevons ! . . . quoi ? qu'avons-nous reçu ?. . . .
Clémentine. — Mais, mon ami, tu n'as pas compiîsl
Lehxjchoir. — ^Vous n'avez pas compris.
Isidore. — C'est que je n'aime pas les mots à double entente, voyez- voua {Il jse rassied et continue à causer avec Lehuchoir,)
Langlumeau (à Massias). — ^Dites-moi, pays? puisque vous êtes mon pays. . . .
Massias. — Je le suis, et je m'en fais gloire, monsieur Langlumeau.
Langlumeau {lui serrant la main). — ^Vous êtes trop bon. Dites-moi, est-ce seulement pour déjeuner que nous sommes venus ici? Je croyais qu'on devait se préparer à. . .
MASsiAa — A intriguer ah! n'en croyez rien....
tous vos parents sont trop désintéressés. {Il le quitte pour s'opprochen" de Clémentine qxd s' ed levée.) Madame, vous semblez disposée à vous promener, voulez-vous me peimettre de vous offrir mon bras ?
Clémentine. — Mais, comment donc, monsieur? {Elle prend le bras de Massxas et eUe ouvre son ombrelle^ la
montrant^ Toute noire vous voyez.... toujours
en deuil I je ne me consolerai jamais de la mort de votre pauvre ami
Massias. — ^Ah I madame si de là-baut il voit cette
ombrelle, il doit prier pour vous {Ils s'éloignent par le
fond.)