SCENE IV
LEHUCHOIR, puis HORTENSE.
Lehuchoir. — Le naturel de Pontivy est entamé. Passons à un autre. {Allant à la rencontre d'Horfense qui entre de la droite. ) Ah ! ma chère, j'avais à vous parler.
H0RTEN8E. — Parlez ; mais laissez-moi d'abord m'asseoir, je suis exténuée.
Lehuohoib fprès d*éUé), — Je le crois facilement; ce n'est pas une petite affaire que d*amuser tous ces gens-là.. Enfin le plus fort est fait ; nous avons semé, il ne s'agit plus que de récolter.
HoRTExsE. — Récolter quoi ?
Lehuchoib. — Jjeurs voix, parbleu I
HoKTENSE. — Ah! toujours lliéritage ; je vous ai dit, monsieur, ce que je pensais à ce sujet
Lehuchoib. — Et je vous ai laissé dire, persuadé que, lorsque le moment serait venu, je vous ferais partager ma manière de voir.
HoRTENSE. — Jamais I
Lehuchoib. — Jamais I ah! par exemple, ce serait curieux! j'aurais hébergé tous ces gens-là, qui ne me sont de rien, qui me méprisent, ou qui me détestent ; j'aurais dévasté à leur intention mes espaliers et bu le meilleur de mon vin, tout cela pour leurs beaux yeux ! Morbleu I non! il faut que ma prodigalité, qui fait lever les épaules à monsieur Isidore, me rapporte quelque chose.
HoBTENSE. — Quelque chose conmie un million!
Lehuchoib. — Oui, un million, un million et demi ; ainsi, je puis compter sur vous?
Hortense. — ^Non.
Lehuchoir. — Pourquoi, s'il vous plaît?
Hortense. — ^Yous m'avez assez souvent priée de ne pas me mêler de vos affaires.