SCENE XIV
HORTENSE, puis LEHUCHOIR
HoRTENSE. — Lucien est parti avec elle I
Lehuchoir {qui entre dans le salon en se frottant les mains). — Allons, bon voyage ! Je les ai emballés. {8' approchant vivement d'ffortense.) Eh bien, as-tu la voix de Lucien?
HoRTENSE {avec humeur et vivement).— 'Ehl monsieur^ avant de lui demander sa voix, il faudrait d'abord le décider à ne pas la donner à Pauline, qu'il aime et qu'il épouse.
Lehuchoir {tres-éloïiné).— Qu'il épouse! Que dis-tu là? Mais Pauline n'a pas de dot, Lucien n'a pas de position ; ce mariage est impossible
Hortense. — H est possible, s'ils héritent. . . .
Lehuchoir. — S'ils héritent .... mais il faut les en empêcher
Hortense ( vivement). — Comment I
Lehuchoir {de même). — En héritant nous-mêmes»
Hortense (plv^ vue). — Que faire pour cela!
Lbhughoib. — Obtenir une quatrième voix.
HoBTXNSE. — ^Laquelle I
LEH170HOI& — Je ne sais. . . . celle de Célestin, par exemple.
HoBTENSE (traversant rapidement à droite). — Célestin ! il votera pour son père. . . .
Lehuohoib. — ^n votera pour nous si tu sais t'y prendre.
HoBTENSE (à part, sur le devant de la scène à droite), — J'hériterai.... Lucien n'épousera pas Pauline. {Maut, allant à son mari) Soit! j'aurai la voix de Célestin.
Lehtchoib {enchanté). — A la bonne heure ! séparer un fils de son père, ce sera sublime. (7/ rentre avec sa femme dans son appartement à droite. Le rideau baisse.)
UN nu DEUxiiaiE aote.